La ville de Nice a décidé d’équiper certains contrôleurs du réseau de bus et de trams de Lignes d’Azur de caméras. Douze caméras viennent d’être distribuées aux chefs d’équipe. Le but est de lutter contre les outrages et les insultes en hausse dans les transports explique Gaël Nofri, l’adjoint en charge des transports à la ville de Nice et président également du Réseau Lignes d’Azur.
Chaque semaine, plusieurs faits d’insultes et de menace
L’élu niçois souligne que les violences sont en hausse dans les transports. Chaque année à Nice, entre cinq et six agents sont agressés physiquement ce qui entraine des arrêts de travail. Et chaque semaine, il y a des agressions verbales.
« Il est important pour moi, dans une société où les tensions sont de plus en plus importantes, et où la remise en cause de la parole de ceux qui détiennent l’autorité est de plus en plus présente, il était important de pouvoir apporter des images, des confirmations lorsqu’il y a des situations de tension. »
Caméra activée en cas d’incident
Ces caméras installées sur le torse des agents du réseau Lignes d’Azur sont activées par les contrôleurs lorsqu’ils se sentent en danger. La caméra peut avoir un effet dissuasif. Les images sont gardées 30 jours. Elles peuvent ainsi être utilisées pour les agents lorsqu’ils portent plainte en cas d’agression.
Des Niçois mitigés
Pour certains usagers des bus et des trams niçois, ces caméras ne sont pas forcément nécessaires. D’autres pensent au contraire qu’elles peuvent être utiles pour retracer les faits et protéger tout le monde. Certaines Niçoises n’aiment pas l’idée d’être filmé tout le temps, mais en même temps, elles concèdent « qu’ il y a une telle montée d’agression, ça peut être une solution face aux agressions des contrôleurs et des chauffeurs ».
Nice est l’une des premières villes de France a mettre en place ce genre de caméras piétons.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
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