
Les dirigeants du RN, Jordan Bardella en tête, avaient beau reconnaître « 3 ou 4 » profils problématiques, plusieurs dizaines de candidats du Rassemblement national aux législatives se sont illustrés par divers « dérapages » ou un passé peu glorieux. Parmi eux, une seule s’est retirée de l’élection entre les deux tours : Ludivine Daoudi, photographiée… coiffée d’une casquette nazie de la Wehrmacht, ornée d’une croix gammée.
Dans une moindre mesure, d’autres partis avaient, eux aussi, leur lot de candidats « problématiques ». Le point sur leur sort, au lendemain du second tour des législatives : dans la plupart des cas, ces candidats « limites » ont été battus… mais pas tous.
Une candidate condamnée pour une prise d’otage
Annie Bell (RN, 3e circonscription de la Mayenne), condamnée à dix mois de prison ferme en 1995 pour la prise d’otages à main armée du secrétaire général de sa mairie, a été largement battue : elle dépasse à peine 31% dans le duel qui l’opposait au candidat Horizons Yannick Favennec. De même, le candidat (RN, 2e circonscription du Jura) Thierry Mosca n’a pas atteint 35% face à la LR Marie-Christine Dalloz : placé sous curatelle renforcée, il était de ce fait inéligible.
La trianuglaire qui opposait Jean-Yves Le Boulanger (RN) à un candidat Ensemble et un autre du Nouveau Front populaire ne lui a pas été plus favorable : il avait assuré à la télévision avoir été béni « par un curé de couleur », ajoutant qu’il « n’avait pas écrasé avec sa moto ». Il est arrivé troisième dans la dans la 5e circonscription des Côtes-d’Armor, avec moins de 30% des voix.
« Ophtalmo juif et dentiste musulman »
Dans la 8e du Finistère, Christian Perez (RN) n’a pas démérité… mais sans briller : il termine à 35% face à Erwan Balanant (Ensemble). Le candidat avait diffusé une illustration comparant l’équipe de France de football à des clandestins.
Paule Veyre de Sorras (1re circonscription de la Mayenne) n’a pas non plus fait briller le RN : celle qui revendiquait un « ophtalmo juif » et un « dentiste musulman » termine son duel à 32% face à l’ex-ministre Guillaume Garot (NFP).
La RN Maïtey Pouget était opposé à l’ex-président PS François Hollande et au LR Francis Dubois dans la 1re circonscription de la Corrèze : elle a également été battue, terminant deuxième avec 32% des voix. Cette candidate RN avait considéré, un matin, que les migrants n’étaient « pas là », parce qu’à « cette heure-là, ils dorment ».
Dans les Côtes d’Armor (1re circonscription), Françoise Billaud (RN) s’est distinguée par des publications à caractère raciste, antisémite et complotiste : elle a notamment rendu hommage à Philippe Pétain ainsi qu’au prêtre collaborationniste Jean-Marie Perrot sur les réseaux sociaux, et diffusé un montage faisant d’Emmanuel Macron le pantin de Jacques Attali et de George Soros. Le verdict des urnes a été sévère : elle termine troisième loin derrière Ensemble et le NFP, avec 26% des voix.
Anis Bouvard sèchement éliminé
Dans le Haut-Rhin, le candidat RN Laurent Gnaedig (1re circonscription) avait assuré mercredi que la qualification de la Shoah de « simple détail de l’histoire » ne lui apparaissait pas comme une marque d’antisémitisme, selon L’Alsace. Il a été battu au second tour, visé par des plaintes notamment de SOS Racisme.
Le très pro-russe Pierre Gentillet (RN), également partisan de la théorie complotiste du « grand remplacement », a été battu par le candidat Ensemble dans la 3e circonscription du Cher, réunissant tout de même plus de 47% des suffrages. Le RN Anis Bouvart, en Haute-Savoie, fait pire : il a été sèchement battu par Antoine Armand (Ensemble), avec 31% des voix. Le candidat avait été remarqué par son attitude pour le moins surprenante lors d’un débat télévisé.
Mais certains ont tout de même gagné : ainsi, le RN Daniel Grenon (Yonne, 1re circonscription), qui estimait que les binationaux maghrébins « n’ont pas leur place dans les hauts lieux », l’a emporté avec 51,38% des voix face à la candidate du NFP.
Frédéric Boccaletti réélu
Même chose pour Frédéric Boccaletti (RN, 7e circonscription du Var), élu malgré son passé de gérant d’une librairie antisémite et révisionniste… et une condamnation pour « violence en réunion avec armes ». Il avait passé plusieurs mois derrière les barreaux, mais retrouvera le Parlement grâce à ses 56% des suffrages.
Dans le Val d’Oise (RN, 1re circonscription), Anne Sicard s’est imposée en tête d’une triangulaire, malgré son passé dans une école de formation « identitaire », qui prône notamment le suprémacisme blanc et formait des membres du groupuscule dissous Génération identitaire.
René Lioret a, lui, été élu premier député RN en Côte d’Or de justesse avec 44 voix d’avance et 50,04%. Il avait pourtant associé la prolifération des punaises de lit « aux arrivées massives de migrants ». Des dizaines d’autres candidats ont ainsi été recensés au RN, notamment par Le Monde et Mediapart.
Des problèmes aussi hors du RN
Mais certains se sont illustrés hors du parti de Jordan Bardella – dans une moindre mesure tout de même. Comme l’ex-ministre Damien Abad (Ain, 5e circonscription), qui n’a pas été investi par Ensemble : mis en examen pour tentative de viol, il a été sèchement battu dès le premier tour. Même chose pour l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron Jérôme Peyrat (4e circonscription de la Dordogne), condamné lui pour violences conjugales.
En revanche, le candidat NFP Raphaël Arnault (1re circonscription du Vaucluse), fiché « S », a été élu avec 55% des suffrages. Tout comme Aly Duouara, (5e circonscription de Seine-Saint-Denis), qui avait notamment qualifié Raphaël Glucksmann de « candidat sioniste ». La France insoumise avait en revanche retiré son investiture à Reda Belkadi (1re circonscription du Loir-et-Cher), après « avoir été informée » de ses publications à caractère antisémite. Il a été défait au premier tour.
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