Législatives : contesté, le député LFI Adrien Quatennens renonce à sa candidature dans le Nord

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Violences conjugales

Le député LFI, dont le cas divisait La France insoumise et le Nouveau Front populaire en raison de sa condamnation pour violences conjugales, a déclaré ce dimanche 16 juin renoncer à présenter sa candidature pour les élections législatives.

Fin de partie pour Adrien Quatennens. Le député controversé La France insoumise (LFI) a annoncé ce dimanche 16 juin finalement renoncer à présenter sa candidature dans le Nord. Celle-ci était contestée au sein même de son parti mais aussi chez les alliés du Nouveau Front populaire, tout comme par de nombreuses féministes, en raison de sa condamnation pour des violences conjugales.

«Je n’entends pas plus longtemps que ma candidature soit utilisée contre La France insoumise et le Nouveau Front populaire pour leur nuire dans un moment où toute l’énergie doit être mobilisée pour battre l’extrême droite», a-t-il déclaré dans une allocution à la presse. «Je sais que cette décision va décevoir beaucoup de monde, mais il me semble qu’elle va en soulager encore davantage», a-t-il ajouté. «J’ai la conviction intime que ma situation n’est qu’un prétexte utilisé pour faire de la politique. J’ai le droit de le penser. Et à cet instant, j’estime que j’ai le droit de le dire», a-t-il également déclaré. Elu depuis 2017 dans la première circonscription du Nord, Adrien Quatennens avait été réinvesti par LFI en dépit de sa condamnation à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour violences conjugales sur son ex-femme. Cette décision avait provoqué l’indignation parmi les partis composant le Nouveau Front populaire avec LFI, notamment chez les socialistes ou les écologistes, son cas faisant déjà débat depuis plusieurs jours. Mais aussi au sein même de LFI, à l’image de François Ruffin qui a fait part samedi sur X de sa colère quant à l‘éviction de certains députés sortants, dont Raquel Garrido et Alexis Corbière, alors que LFI adoubait «un homme qui frappe sa femme, auteur de violences conjugales».

Lors de son allocution, Quatennens s’est exprimé de nouveau sur cette affaire, s’étalant sur sa vie privée actuelle : «Mon ex-épouse et moi avons divorcé à l’amiable, et nous entretenons aujourd’hui des relations cordiales autour de l’éducation de notre enfant», a-t-il précisé. «Après avoir respecté toutes les décisions prises par mon mouvement politique et son groupe parlementaire, et notamment le suivi d’un stage de sensibilisation, j’ai pu réintégrer celui-ci et reprendre une activité politique à peu près normale au service des citoyennes et citoyens de cette circonscription», a-t-il aussi ajouté.

Aurélien Le Coq investi, Amy Bah déconfite

Saluant la décision d’Adrien Quatennens, «prise en accord avec la direction du parti», LFI a annoncé dans un communiqué ce dimanche «investir Aurélien Le Coq, coanimateur national des Jeunes insoumis, et Lahouaria Addouche, travailleuse sociale» au nom du Nouveau Front populaire et demander «le retrait de toute candidature dissidente».

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Amy Bah, du collectif féministe Nous Toutes, avait annoncé samedi sa candidature dans la circonscription, au nom des «valeurs» du Nouveau Front populaire, mais sans investiture officielle. Amy Bah, qui dit avoir demandé sans succès à être investie par le mouvement à la place d’Adrien Quatennens, avait expliqué se présenter «en conscience et en responsabilité, après avoir reçu de nombreux soutiens», dans une circonscription «à gauche depuis trente ans» et qui «comporte dès lors, un risque faible de l’extrême droite». Elle a indiqué sur X dimanche avoir déposé sa candidature à la préfecture.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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