
La tension qui traverse la campagne des élections législatives se traduit, sur le terrain, par des agressions d’élus ou de militants, qui donnent lieu à des ouvertures d’enquêtes judiciaires. Mercredi 3 juillet, la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, a ainsi été agressée par « un petit groupe de jeunes », à qui elle venait de demander de cesser de dégrader les affiches électorales. Si Mme Thevenot s’en sort indemne, deux de ses collaborateurs ont été blessés, l’un au bras, l’autre à la mâchoire. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour « violences commises en réunion sur un élu public » et quatre personnes ont été placées en garde à vue, dont trois mineurs.
Cette nouvelle agression contre une candidate a déclenché une vague de soutiens du monde politique, jusqu’au président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, qui a appelé, sur BFM-TV, « au calme et à l’apaisement ».
Une candidate de son parti, Marie Dauchy, qui se présente en Savoie, a dit, mercredi, suspendre sa campagne après avoir été « violemment agressée » sur le marché de La Rochette, en Savoie. Selon le procureur de Chambéry, Pierre-Yves Michau, un homme l’aurait interpellée, avant, selon elle, de la « menacer de mort à plusieurs reprises ». L’homme aurait ensuite bousculé la candidate pour faire tomber les tracts qu’elle avait en mains.
Ce commerçant de la ville, qui s’est présenté spontanément à la gendarmerie, a été placé en garde à vue pour « menaces de mort réitérées, injures et violences contraventionnelles ». S’il reconnaît les injures et avoue avoir tapé dans les mains de la candidate pour faire tomber ses tracts, il nie les menaces de mort. Le procureur précise que ce commerçant sera présenté, fin août, à une audience collégiale pour « injures publiques et violences », qui ont occasionné quatre jours d’interruption totale de travail pour Mme Dauchy.
Jets de projectiles
Plus tôt dans la semaine, c’est un candidat LR-RN – présenté donc par Eric Ciotti – à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), Nicolas Conquer, qui portait plainte pour « violences en réunion », après avoir essuyé des jets de projectiles. Contacté, le procureur de la République de Cherbourg-en-Cotentin, Pierre-Yves Marot, précise que trois personnes ont été interpellées. Selon les premiers éléments, ces trois hommes assistaient au match de football. A la mi-temps, « l’un d’eux est allé acheter des œufs, qu’ils ont jetés sur le candidat : l’un l’a atteint à la tête et l’autre a touché sa collaboratrice au bras ». Les trois hommes, qui ont reconnu les faits et présenté leurs regrets, n’avaient a priori pas un profil de militants.
Il vous reste 55.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
