
LÉGISLATIVES 2024 – « La bête immonde est là et elle ne dort plus. » Dans un message posté sur X (anciennement Twitter), Shannon Seban, candidate Renaissance aux législatives dans le Val-de-Marne, a annoncé porter plainte après des insultes à caractère raciste. Celles-ci auraient été lancées contre elle en marge d’une fête populaire dimanche 23 juin à Ivry-sur-Seine.
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« “Dégage sale sioniste !” Voici ce qui a été scandé à mon encontre par des élus locaux et des partisans de l’extrême gauche cet après-midi », écrit-elle dans son post, expliquant avoir dû « reculer » et partir d’Ivry-sur-Seine après avoir été « huée, sifflée, agressée, sur le territoire de la République ». « À un moment, la pression était trop forte et je me suis sentie menacée dans mon intégrité physique, donc je suis partie », a-t-elle précisé à l’AFP.
« Dégage sale sioniste ! »
Voici ce qui a été scandé à mon encontre par des élus locaux et des partisans de l’extrême gauche cet après-midi, le 23 juin 2024, lors de la fête d’Ivry-sur-Seine.
Huée, sifflée, agressée, sur le territoire de la République, par des élus de la… pic.twitter.com/Eu31hkHDy7
— Shannon Seban (@ShannonSeban) June 23, 2024
Elle assure toutefois ne pas vouloir « céder ». « Je porte plainte et je reviendrai », poursuit celle qui est par ailleurs élue municipale à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.
Shannon Seban a ainsi déclaré avoir été victime « d’outrage », « d’injure publique » et de « violence sans incapacité », « commis en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion », selon le récépissé de la plainte consulté par l’AFP.
D’après franceinfo, une enquête a été ouverte par le parquet de Créteil pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », et confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
« C’était d’une violence inouïe »
Auprès de l’AFP, Shannon Seban explique avoir été prise à partie, d’abord par deux hommes arborant un drapeau palestinien, puis par une foule qu’elle estime à plusieurs dizaines de personnes. « C’était d’une violence inouïe », a-t-elle déclaré.
« La bête immonde est là et elle ne dort plus. Elle œuvre à visage découvert en France, et notamment dans des quartiers où l’antisémitisme y est entretenu par une extrême gauche clientéliste et nauséabonde », poursuit-elle sur X.
« Ces gens-là sont des militants de La France insoumise », a encore accusé la candidate qui se présente face à la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot. Et d’ajouter : « Ces habitants méritent mieux que la haine et le rejet de l’autre promus par l’extrême gauche. »
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