
POLITIQUE – Énième exemple de dérapage dans les rangs du RN. Durant cette campagne des élections législatives, un certain nombre de candidats du Rassemblement national ont été écartés par le parti d’extrême droite pour leurs comportements ou propos problématiques. Ce vendredi 5 juillet, c’est une candidate RN et ses « colleurs d’affiches » qui sont pointés du doigt à Bonneuil-sur-Marne.
Le maire de cette commune du Val-de-Marne a dénoncé, dans un communiqué publié jeudi soir, la violente agression de « deux femmes et leurs enfants à la sortie d’une école ». Il rapporte d’ailleurs des propos choquants tenus par ces individus en s’adressant aux deux mamans. « On va faire du nettoyage… De toute manière, tout ça, c’est fini, c’est le FN qui passe », ont déclaré les agresseurs présumés, comme le relate le maire PCF Denis Öztorun.
Selon son récit, c’est à la sortie de l’école Aimé et Eugénie Cotton, jeudi, que « cinq individus », identifiés comme des « colleurs d’affiches » du RN s’en sont pris à plusieurs enfants avant de « molester et agresser verbalement » deux mères de famille choquées par leur comportement au point de vouloir retirer une affiche qu’il venait de coller.
« La voiture du groupe d’individus a […] fait demi-tour s’arrêtant sur le passage piéton de l’école. Trois sont sortis du véhicule dont un équipé d’une matraque télescopique, deux qui se sont mis à filmer », raconte l’édile. C’est là que les paroles choquantes évoquées plus tôt auraient été prononcées. La candidate du RN, Anne-Gaëlle Sabourin, « s’est aussi adressée aux agentes de la ville pour leur dire qu’elles allaient perdre leur job et qu’elles étaient là à rien faire ». Avant de s’en prendre à son tour aux deux mamans visées plus tôt.
La candidate du parti lepéniste leur a lâché qu’elles « seraient condamnées à une amende pour avoir décollé une affiche » du RN. Visiblement exaspéré, le maire de Bonneuil ajoute : « Cela ne suffisait pas, les individus ont fait un nouveau passage en voiture devant l’école, cagoulés cette fois-ci ».
Plainte déposée vendredi
Cette violente altercation, de surcroît devant une école, a également été dénoncée sur X par le candidat du NFP dans cette circonscription, Lyes Louffok. Celui qui est arrivé en tête des suffrages au premier tour a dénoncé les actions de son adversaire du RN et « ses sbires », tout comme la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
Dans ma circonscription, la candidate du RN et ses sbires, armés d’une matraque et cagoulés, ont violemment agressé deux femmes et leurs enfants à la sortie d’une école en disant « faire du nettoyage ». Voilà le vrai visage de l’extrême droite. Je leur adresse tout mon soutien. https://t.co/He40zfHJag
— Lyes Louffok (@LyesLouffok) July 4, 2024
« Voilà le vrai visage de l’extrême droite », a-t-il dénoncé face à ce nouvel exemple de candidats pour le moins sulfureux au sein des rangs du RN. Un message qu’a partagé dans les mêmes termes le maire de Bonneuil, après avoir donné des nouvelles des agents et des deux mères de famille, encore « choquées et apeurées ».
Denis Öztorun ajoute que les deux mamans « porteront plainte » ce vendredi matin. Une plainte que la municipalité compte d’ailleurs « accompagner ». « Les instances préfectorales et la police nationale ont été prévenues et suivent l’affaire de très près », précise encore le maire dans le communiqué. Avant de partager un ultime message d’apaisement face aux agissements de l’« extrême droite fasciste ».
À trois jours du second tour des législatives, le ministre de l’Intérieur a de son côté recensé sur BFMTV « 51 candidats, suppléants, ou militants agressés physiquement » durant cette campagne. Il n’a en revanche pas évoqué les agressions (mêmes verbales) venues de candidats ou de militants, comme ce fut visiblement le cas à Bonneuil.
À voir également sur Le HuffPost :
Législatives : Élodie Babin, « candidate fantôme » du RN, justifie son absence de la campagne
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
