, Le rappeur Médine relaxé dans l’affaire de la vidéo où il lance des fléchettes sur les photos d’élus

Le rappeur Médine relaxé dans l’affaire de la vidéo où il lance des fléchettes sur les photos d’élus

Jeudi 22 février 2024 19:20

photo médine en concert, lundi 1er mai 2023 au havre, lors d’une manifestation s’opposant à la venue du rassemblement national. 1

Médine en concert, lundi 1er mai 2023 au Havre, lors d’une manifestation s’opposant à la venue du Rassemblement national. © Martin ROCHE / archives OUEST FRANCE

Le 1er avril 2023, le rappeur Médine diffuse une vidéo où on le voit lancer des fléchettes sur des photos d’élus du Tarn qui se sont opposés à sa venue pour un concert à Albi. Les élus ont ensuite porté plainte pour « provocation publique à commettre un crime ou un délit ». Le tribunal a relaxé le rappeur, ce jeudi 22 février.

Médine a été relaxé, jeudi 22 février, « au bénéfice du doute », précise l’AFP. Le rappeur, originaire du Havre (Seine-Maritime), comparaissait devant la justice à Albi pour avoir diffusé une vidéo sur son compte Instagram où on le voit lancer des fléchettes sur les photos de deux élus du Tarn.

Les élus s’étaient opposés à la venue de Médine à Albi en avril 2023

Le député du Rassemblement national Frédéric Cabrolier et le maire Les Républicains de Lavaur, Bernard Carayon, avaient porté plainte contre le rappeur pour « provocation publique à commettre un crime ou un délit ». La vidéo controversée a été postée le 1er avril 2023, alors que les deux élus s’étaient opposés à la venue du rappeur pour un concert prévu à Albi le jour même.

Le 25 janvier, lors de l’audience, le parquet avait requis 3 000 € d’amende contre le rappeur. Présent au tribunal, ce jeudi, Frédéric Cabrolier s’est dit « un peu surpris quand même » par la relaxe du rappeur. « On peut jouer aux fléchettes sur des photos d’élus alors… », a-t-il regretté auprès de l’AFP. « Je pense qu’il faut marquer un point d’arrêt sur les violences faites aux élus », a-t-il ajouté. Il a précisé qu’il aurait voulu faire appel de cette décision mais qu’il ne pouvait pas le faire en tant que partie civile. Une possibilité réservée à la défense ou au parquet.

Le tribunal vient « d’accorder l’immunité au rappeur islamiste Médine »

De son côté, Bernard Carayon a fustigé la décision du tribunal qui vient, selon lui, « d’accorder l’immunité au rappeur islamiste Médine, l’ennemi de la République, compagnon de route des Frères musulmans ». « Des menaces ou des appels à la violence à l’encontre d’élus sont désormais blanchis par avance », a-t-il regretté dans un communiqué, cité par l’AFP. Il compte sur le parquet « pour sauver l’honneur en faisant appel de cette décision ».

« Cette décision réaffirme que la création artistique ne doit pas être entravée »

De son côté, le rappeur a relayé le communiqué de presse de ses avocates dans message posté sur X (ex-Twitter), accompagné d’un simple « Relaxey » suivi d’un smiley.

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« Dans un monde où les frontières de l’expression artistique sont parfois contestées, cette décision réaffirme que la création artistique ne doit pas être entravée par la crainte de la censure ou de la répression », écrivent les conseils du rappeur, Nadia Zrari et Solène Debarre. Avant d’ajouter : « Il nous est cher que nos artistes aient le droit de se prononcer sur les sujets d’actualité, d’interroger les valeurs de la société et de susciter la réflexion sans être étouffés, censurés, ou pire, stigmatisés. »

Ouest-France  

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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