
Que s’est-il passé?
Vers 13h30 ce samedi, le rabbin d’Orléans Arié Engelberg rentrait chez lui, accompagné de son fils de neuf ans, quand il a été « agressé, insulté par un individu qui l’a [aussi] mordu à l’épaule », selon une source proche du dossier.
À l’origine, « un jeune homme nous a vus de loin, j’ai vu […] qu’il voulait nous interpeller », a raconté hier le rabbin sur BFM TV. « Il a sorti son téléphone [pour filmer, et] a demandé si nous étions juifs. J’ai répondu ‘oui’. Il a dit: ‘Tous les juifs sont des fils de…’ et il a craché. […] J’ai poussé son téléphone. Il a commencé à mettre des coups ».
Arié Engelberg dit avoir plaqué son agresseur contre le mur voisin; c’est alors que le jeune homme l’aurait mordu. Au total, le rabbin aurait reçu plusieurs coups violents et été touché à la joue et à l’omoplate. Des témoins l’« ont [ensuite] pris en charge », a expliqué Yann Dhieux, un commerçant qui s’est interposé pour mettre fin à l’attaque.
Le suspect a-t-il été interpellé?
Âgé de 16 ans et connu sous plusieurs identités, le suspect a été interpellé samedi vers 21h45 et placé en garde à vue. Toutefois, son « identité n’est pas établie de manière certaine à ce stade, et est en cours de vérification », a-t-elle précisé.
Il a été identifié par la victime et est connu sous au moins trois identités, une marocaine et deux palestiniennes, selon une source proche du dossier.
D’après « ce que nous a raconté notre rabbin, a priori ce serait une personne d’origine marocaine […] venue de Marseille« , « très jeune » et « qui s’est enfuie d’un centre de jeunesse », a rapporté le président de la communauté israélite de la ville, André Druon.
Une enquête a été ouverte pour « violences volontaires en raison de l’appartenance de la victime à une religion », a déclaré le parquet.
Quelles sont les réactions après cette agression?
Le maire d’Orléans, l’ex-LR Serge Grouard, est venu hier apporter son soutien à la synagogue, qui se trouve juste à côté de la cathédrale. À l’appel de l’Union des étudiants juifs de France et l’Union des lycéens juifs de France, quelque 300 personnes ont participé à « un rassemblement unitaire », hier soir place de la Bastille à Paris. Une marche silencieuse est par ailleurs prévue ce mardi à 18 heures à Orléans, initiée par plusieurs associations juives locales.
Cette agression « nous choque tous. Je lui adresse, ainsi qu’à son fils et à tous nos compatriotes de confession juive, tout mon soutien et celui de la Nation », a déclaré le président de la République Emmanuel Macron, dénonçant le « poison » de l’antisémitisme et promettant de ne céder « ni au silence ni à l’inaction ».
« Ne fermons pas les yeux face à la réalité de l’antisémitisme dans notre pays », a enjoint en écho le président des Républicains Laurent Wauquiez, tandis que l’ex-chef de l’État François Hollande a dénoncé « une insupportable et lâche agression ». Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a lui aussi qualifié d’« insupportable » cette agression, lançant: « Plus que jamais, soyons unis pour combattre l’antisémitisme et tous les racismes. »
LFI, justement, a été prise pour cible par le RN, entre autres par son président Jordan Bardella, qui a dénoncé une « nouvelle manifestation de la fièvre antisémite qui monte dans notre pays, alimentée par une extrême gauche incendiaire ». Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui fustigé « un antisémitisme d’atmosphère qui se développe à la fois dans les discours des islamistes […], mais aussi dans les mouvements et partis d’extrême gauche qui, en France, attisent la haine ».
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a également fait un tel lien, en appelant « les femmes et les hommes politiques, quels qu’ils soient, et notamment les plus à gauche », à « arrêter avec l’ambiguïté sur l’antisémitisme ».
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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