
À Waziers, la commémoration du 8-Mai a tourné au drame. Le maire sans étiquette de cette commune du Nord, proche de Douai, a été agressé par un homme qui lui a porté un coup au visage. L’auteur de l’agression a été « interpellé et placé immédiatement en garde à vue », a précisé la préfecture.
Steve Bansch, âgé de 38 ans, a été élu maire pour la première fois lors des élections municipales de mars de cette commune de près de 8 000 habitants. « Ça s’est passé à la fin de la commémoration, quand on est revenu en mairie pour la réception », a expliqué Jacques Michon, l’ancien maire communiste, qui a assisté à la cérémonie mais qui n’a pas assisté directement à l’agression. Auprès de l’AFP, il ajoute : « Il s’agirait de quelqu’un qui a interpellé des élus jeudi pour une question de logement », et qui serait revenu de façon plus violente à la charge ce vendredi.
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Après son agression, le maire a été conduit à l’hôpital pour des examens. Il a reçu un message personnel de la part du préfet, condamnant « un acte inacceptable ». Plusieurs responsables politiques ont aussi exprimé leur soutien à Steve Bansch. Pour Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, « s’en prendre à un élu de la République est un acte grave que nous devons condamner unanimement ». « On ne s’attaque pas à une personne élue. La violence ne doit pas avoir sa place dans la République », a condamné le maire socialiste de Douai Frédéric Chéreau.
« Ce qui est arrivé à Steve Bansch, maire de Waziers, est inacceptable », s’est ému le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. « La violence met en danger la démocratie et notre République », estime aussi le maire PS de Lille Arnaud Deslandes. Quant au député RN du Nord Matthieu Marchio, il dénonce une « montée des violences contre les élus », et appelle à ce que « la justice fasse preuve de la plus grande fermeté ».
Contacté, le parquet de Douai n’a pas communiqué d’élément plus précis à l’AFP, et Steve Bansch n’a pas pu être joint. Une plainte a été déposée. Selon la mairie de Waziers, « les suites judiciaires sont désormais entre les mains des autorités compétentes ».
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