C’est une toute petite rue d’à peine 200 mètres de long avec quelques belles propriétés avec jardin. « On s’est posé la question quand on a entendu tout ça », explique Virginie, la soixantaine, dont l’une des maisons donne sur cette rue Abbé-Pierre. Un peu gênée, elle l’assure : « C’est particulier d’y habiter depuis quelques temps. Appeler une rue avec son nom, c’est sûr qu’il vaut mieux changer parce que ça fait de la mauvaise pub. »
Dix-sept nouveaux témoignages début septembre
Le sujet est clivant. Sur la place de l’hôtel de ville, tout le monde ne partage pas l’avis de Virginie : « Il faut garder le nom des anciennes rues. Ça fait partie de notre patrimoine », assure Claire. Caroline, de son côté, pense qu’il « faut prouver tout ce qui s’est passé » avant de prendre une telle décision. Pour rappel, Les récits sont multiples contre le religieux.
Vendredi dernier, 17 nouveaux témoignages ont été révélés dans un rapport relayé par la Fondation Abbé-Pierre. Accusé de violences sexuelles mais aussi d’intimidations par des femmes et des enfants, l’image du prête est sérieusement écornée depuis cet été.
Décision attendue la semaine prochaine
Élu depuis 2005, deux ans avant la mort de l’Abbé Pierre, le maire de Thézan-lès-Béziers, Alain Duro, avait défendu la création de cette rue au nom du prêtre. Mais aujourd’hui, il n’en veut plus : « Paix à son âme, mais ce qu’il a fait ce n’est pas acceptable. On a des personnes qui se manifestent, ça arrive de partout. Il faut maintenant couper ce lien qui honorait sa mémoire« .
Débaptisée ou pas, ce sera au conseil municipal de la commune de décider du sort de la rue Abbé-Pierre la semaine prochaine.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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