
Le maire de L’Isle-sur-Serein a été agressé verbalement et menacé, dimanche 10 mars 2024, par un jeune homme qui ne respectait pas les mesures de vigilance liées à l’épisode de crue. Deux jours après, l’automobiliste récalcitrant a été interpellé par les gendarmes, puis condamné à des travaux d’intérêt général.
Le maire de L’Isle-sur-Serein, Stéphane Morel, a été agressé verbalement, ce dimanche 10 mars 2024, par un jeune automobiliste qui circulait à vive allure dans les rues du village. S’il n’y a pas eu d’atteinte physique, l’altercation fut suffisamment violente pour être immédiatement signalée à la gendarmerie. Le jeune homme n’a pas tardé à être interpellé ce mardi 12 mars 2024, puis présenté devant un magistrat après sa garde à vue. Âgé de 23 ans, l’auteur a reconnu les faits et a écopé d’une peine de 35 heures de travail d’intérêt général.
Alors que la commune subissait la montée des eaux du Serein, l’automobiliste a traversé le centre-bourg de l’lsle-sur-Serein à une vitesse excessive en dépit des restrictions de circulation. Les faits se sont produits sous les yeux du maire islien, qui l’a réprimandé pour son comportement au volant. « Pour moi, c’est un danger public au volant », réagit Stéphane Morel, ce mardi soir. Le ton est rapidement monté entre les deux hommes. Le conducteur récalcitrant a menacé l’élu de lui porter des coups.
Réponse pénale immédiate
L’élu se trouvait en présence de conseillers municipaux. « Je surveillais la montée du niveau du Serein. Des habitants se promenaient dans les rues, quand cet homme est passé à toute vitesse. Je me suis mis au milieu de la route pour l’arrêter en lui disant de se calmer. Il a failli écraser un couple avec une poussette », déplore Stéphane Morel.
Les gendarmes de la communauté de brigades de L’Isle-sur-Serein ont remonté la trace du contrevenant grâce à la plaque d’immatriculation de sa voiture. Inconnu de la justice, ce dernier était néanmoins déjà identifié par les gendarmes, qui ont procédé à son interpellation ce mardi 12 mars, avec le soutien de la brigade de recherches d’Avallon.
D’après nos informations, l’auteur des faits habiterait dans le secteur de Quarré-les-Tombes. Il n’était titulaire du permis de conduire que depuis seulement quelques mois. Le maire de L’Isle-sur-Serein salue, ce mardi soir, la réactivité des forces de l’ordre. « Cinq minutes après la fin de l’altercation, le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie d’Avallon est arrivé sur place, ainsi que des militaires de la brigade de L’Isle-sur-Serein. »
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Contacté, le procureur de la République d’Auxerre, Hugues de Phily, confirme le déroulé de l’affaire. « Il n’y a pas eu d’agression physique, c’est un jeune qui a eu un coup de sang et qui provoquait des éclaboussures dans l’eau. Il a accepté la proposition de peine qui lui a été faite. La réponse pénale a été immédiate. » Le parquet indique que les atteintes aux élus « sont prises très au sérieux », ce qui justifie « le déferrement » du Quarréen.
Alexis Gaucher
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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