« C’est une offensive contre ce que je suis, en tant qu’élu, en tant qu’homme en situation de handicap, en tant qu’être humain », estime l’élu écologiste.
Publié le 05/04/2025 21:06
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Le député écologiste de Dordogne, Sébastien Peytavie, a porté plainte samedi 5 avril au matin pour « appel au meurtre » après avoir été pris pour cible par un site néonazi, rapporte « ici Périgord » après avoir contacté le député, la gendarmerie et le parquet de Bergerac.
Sébastien Peytavie est handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Le député Génération.s a été visé par des menaces de la part d’un blog d’un militant néonazi. Selon l’élu, ce site est tenu par Boris Le Lay, un néonazi breton revendiqué exilé au Japon et très actif sur internet. La publication en question vise le député en déclarant qu’il sera « l’heureux participant de la prochaine Aktion T4 ». Ce terme désigne la campagne d’extermination des personnes handicapées menée par le régime nazi entre 1939 et 1941, qui a coûté la vie à plus de 80 000 personnes.
Ce sont les gendarmes de la brigade de recherches de Sarlat qui sont venus directement prendre la plainte du député samedi matin. L’affaire pourra être confiée au parquet national qui lutte contre la haine en ligne à Paris, et aux enquêteurs spécialisés de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH). Sébastien Peytavie indique à « ici Périgord » qu’il a été équipé par la gendarmerie d’un bracelet d’alerte pour pouvoir contacter instantanément une patrouille et être localisé en cas d’agression.
« Ce n’est pas une simple attaque », selon l’élu du Périgord noir. « C’est une offensive contre ce que je suis, en tant qu’élu, en tant qu’homme en situation de handicap, en tant qu’être humain. Ces mots montrent le vrai visage de l’extrême droite : un projet politique profondément raciste, validiste, eugéniste, autoritaire, qui rêve de purification et de mise à mort ».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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