Christian Debève, conseiller régional du Grand Est a été mis en examen le 18 septembre dernier pour agression sexuelle, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information de Rue89 Strasbourg. Cela fait suite à une plainte d’une ancienne salariée du Parlement européen. Le Mulhousien, président du groupe centriste de la majorité régionale, est soupçonné d’avoir imposé un baiser à cette jeune femme il y a quatre ans.
L’élu était connu pour ses comportements « malaisants »
Deux autres enquêtes pour agressions sexuelles visent celui qui est également président de la commission « transfrontalier, Europe et relations internationales ». Dans ces deux autres affaires, Christian Debève a pour l’instant le statut de témoin assisté, mais les investigations se poursuivent. Les deux plaignantes sont des élues du conseil régional, issues du même groupe centriste que lui. Dans l’un des deux dossiers, la tentative de viol a été requalifiée en agression sexuelle, la victime affirme que l’élu s’était rué sur elle, chez elle, à son domicile, l’avait plaquée sur un canapé avant de se raviser et de s’excuser.
Toujours selon une source proche de l’enquête, avant ces trois enquêtes, Christian Debève était connu depuis de longues années pour ses comportements qualifiés de malaisants à l’égard des femmes, même si jusqu’alors rien n’était constitutif d’une infraction. Une dizaine de témoignages font état de drague lourde et de propos déplacés.
Christian Debève « conteste les faits »
Christian Debève « conteste les faits » indique son avocate Delphine Gilbert. « Monsieur Debève est libre, et ne fait l’objet d’aucune mesure de contrainte. Il continue de faire confiance à la Justice pour établir la vérité et consacrer son innocence, » précise-t-elle auprès de nos confrères de l’AFP. Me Gilbert ajoute que son client déplore « l’atteinte grave qui est portée à sa présomption d’innocence (…) et qu’il va engager en justice les actions visant à réparer le préjudice important qu’il subit en raison des dénonciations calomnieuses dont il fait l’objet. »
Interrogé, le président de la région Grand Est, Franck Leroy, n’a pas souhaité réagir à cette mise en examen.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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