
Le conseil municipal de La Turballe (Loire-Atlantique), réuni le mardi 30 septembre 2025, s’est tenu à huis clos à la demande du maire, Didier Cadro, en raison d’un risque de trouble à l’ordre public. Une décision exceptionnelle, motivée par le comportement d’une administrée déjà connue des services municipaux.
Intervention des gendarmes le matin
« Ce n’est pas dans mon ADN de procéder ainsi, a déclaré l’édile en ouverture de séance. Mais il existe un risque réel de perturbation du conseil, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises. »
En effet, la Turballaise aurait, depuis plusieurs années, insulté ou agressé verbalement des agents et des élus, entraînant à de multiples reprises l’intervention des forces de l’ordre.
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Face à la répétition des incidents, un arrêté municipal, pris fin juin avec l’accord du sous-préfet, interdit à l’administrée d’accéder à la mairie.
Malgré cette mesure, elle s’est à nouveau présentée sur les lieux le matin même du conseil, provoquant une nouvelle intervention des gendarmes.
« Ce soir, je ne peux pas en dire plus car plusieurs agents et élus ont porté plainte. »
Le maire de La Turballe a précisé qu’entre sept et huit plaintes sont en cours d’instruction.
Il a rappelé que cette décision de huis clos a également reçu l’accord du sous-préfet, conformément à l’article L.2121-18 du Code général des collectivités territoriales, permettant d’exclure le public pour des raisons de sécurité.
« Ce type de comportement est inacceptable »
Si le public n’a pas pu assister à la séance, le conseil municipal est resté accessible en direct sur internet, en vidéo et les journalistes ont pu y participer.
« Je suis désolé de constater que ce type de comportement, malheureusement trop fréquent, est inacceptable. L’administration n’est pas là pour servir de défouloir aux colères individuelles », a rappelé le maire.
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