
Un rassemblement avait eu lieu, le 21 mars 2025, en mairie de Pontoise (Val-d’Oise), en soutien à un agent d’état civil victime de deux agressions en deux semaines. Pour une histoire de photo d’identité froissée, qui aurait probablement été refusée par la préfecture, un usager était passé aux invectives et aux insultes à l’encontre d’une employée du service état civil qui procédait au traitement d’une demande de passeport.
Avant cette agression qui avait été précédée par d’autres incidents, la maire (Lr) Stéphanie Von Euw avait déjà engagé une réflexion au sein des services de la mairie et plus particulièrement à destination des personnels qui accueillent du public. C’est un problème « exponentiel », affirmait-elle alors.
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« Des salariés sont exposés à des violences verbales qui pourraient tomber sous le coup de la loi », expliquait l’édile, sensible à la sécurité de ses agents municipaux.
« Il est hors de question que les employés de la Ville, au service de la population, servent de punching-ball à un public de mauvaise humeur », déclarait-elle.
Des guichets
En réponse, la Ville avait décidé d’accélérer son projet de réaménagement de l’accueil multiservices. En six mois, l’espace a été totalement repensé pour une meilleure sécurité des agents.
« Le premier projet prévoyait un espace plus convivial, mais depuis la double agression d’un agent, on a revu totalement le plan de travaux », explique Laëtitia Belleville-Dewalle, adjointe au maire en charge de la solidarité.
L’espace qui se voulait plus aéré a finalement été transformé en alignement de quatre guichets.
On a moins de convivialité mais plus de confidentialité
Désormais, les agents de l’accueil multiservices (qui s’occupent du traitement des demandes de carte nationale d’identité, passeport, état civil…) accèdent par une porte à code et s’installent à leur poste face au public duquel ils sont séparés par une vitre.
L’idée est de prévenir tout dérapage et de disposer d’éléments de preuves dans l’hypothèse d’une agression verbale ou physique.
« L’agent et l’administré sont vraiment en tête-à-tête, et ils ne sont pas gênés par les discussions. Il n’y a plus l’écho qui provoquait un brouhaha dans cette grande salle », précise aussi Laëtitia Belleville-Dewalle.
Espace enfant
Pour permettre aux parents, accompagnés de leurs enfants, de se consacrer à leur démarche, un espace jeux a même été conçu.
Le chantier a été conduit par la mairie en faisant le moins appel à des intervenants extérieurs.
C’est le service menuiserie de la Ville qui a réalisé l’agencement des guichets, l’aménagement ergonomique des bureaux et l’espace d’accueil.
Une caméra de vidéo surveillance a été posée dans la partie accueil, dos aux usagers. Elle est reliée au centre de supervision de la Ville.
L’accès aux étages est sécurisé et des portes verrouillées évitent un libre accès.
À l’hôtel de ville, l’agent d’accueil dispose déjà d’un boîtier d’alerte, relié à la police municipale, qui peut intervenir immédiatement.
La mairie a aussi fait l’objet d’aménagements pour éviter toute intrusion.
« C’est arrivé que l’on retrouve des individus dans le cabinet du maire », se souvient-on en mairie.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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