Publié le 26/11/2024 17:25 Mis à jour le 27/11/2024 06:33
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À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes lundi, Michel Barnier a annoncé de nouvelles mesures. Parmi elles, le remboursement par l’Assurance maladie des kits de détection. Mais de quoi s’agit-il exactement ?
L’une des mesures annoncées par le Premier ministre Michel Barnier lundi 25 novembre à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes porte sur la soumission chimique, un sujet au cœur du procès des viols de procès des viols de Mazan.
Le Premier ministre souhaite « expérimenter le remboursement par l’Assurance maladie des kits pour détecter la soumission chimique des potentielles victimes ». Une mesure qui sera mise en place « dans plusieurs départements », selon un calendrier qui reste à définir.
1 La soumission chimique, c’est quoi ?
Selon l’association #MendorsPas, cofondée par la fille de Gisèle Pelicot, Caroline Darian, et la plateforme d’écoute du Crafs (Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances), la soumission chimique “est le fait de droguer une personne à son insu pour abuser d’elle, sans qu’elle ne puisse réagir ou parfois même en avoir conscience”.
Dans le cadre du procès Pelicot, une cinquantaine d’hommes sont accusés d’avoir violé Gisèle Pelicot alors qu’elle était préalablement droguée par son époux, Dominique Pelicot.
2 À quoi servira le kit de détection ?
Il servira à « apporter la preuve » aux victimes qu’elles ont été droguées, a expliqué sur franceinfo la députée MoDem Sandrine Josso. Car c’est justement cette preuve qui manque souvent aux femmes qui pensent avoir été droguées et abusées. « Parfois, il est trop tard pour pouvoir le prouver et on ne sait pas ce qu’on doit faire justement pour avoir des preuves« , précise la députée.
Sandrine Josso est bien placée pour le savoir. En novembre 2023, elle a déposé plainte contre le sénateur Joël Guerriau, l’accusant de l’avoir droguée à son domicile. Depuis, l’élu a été mis en examen pour « administration d’une substance » afin de commettre « un viol ou une agression sexuelle », et placé sous contrôle judiciaire.
« La chance que j’ai eue, c’est que je suis retournée à l’Assemblée nationale et que là, je me suis confiée à un de mes collègues députés qui m’a dit : ‘Il faut que tu fasses des prises de sang tout de suite. »
Sandrine Josso, députée Modemsur franceinfo
Depuis, Sandrine Josso a été chargée, avec la sénatrice RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) Véronique Guillotin, d’une mission pour lutter contre « le fléau de la soumission chimique » par le gouvernement.
3 Où le trouver le kit et que contient-il ?
Le kit sera disponible en pharmacie. Pour l’obtenir, il faudra présenter une ordonnance de son médecin.
Il sera composé de flacons pour recueillir l’urine, des adresses utiles et de la marche à suivre. « Il permettra d’avoir un parcours de soins fléché pour les victimes, un parcours aussi d’accès à la preuve pour pouvoir faire les bons gestes, aller au bon endroit. Faire en sorte que vos analyses de sang, vos analyses d’urine et, si besoin, vos analyses de cheveux soient interprétées par des experts en toxicologie », détaille Sandrine Josso.
L’intérêt de ce kit est donc de rendre plus accessible la détection de soumission chimique. En effet, aujourd’hui, les tests de détection ne sont souvent disponibles que dans les hôpitaux des grandes villes, ou bien dans certains laboratoires. « Ça me serait arrivé dans ma circonscription, à La Baule ou à Guérande, je n’aurais eu que mes yeux pour pleurer et ça, ce n’est plus possible », raconte la députée.
De même, à l’heure actuelle, ces tests ne sont pris en charge que si la victime a déjà porté plainte, rappelle le Conseil national de l’ordre des médecins. « Or, les personnes victimes de soumission chimique le font peu, en partie en raison de l’amnésie qui peut survenir lors de l’administration. De nombreux facteurs compliquent considérablement la démarche de dépôt de plainte et rendent d’autant plus nécessaire une intervention de dépistage précoce et accessible à tous les patients, sans conditions de ressources », précise l’ordre. Le remboursement de ce kit par l’Assurance maladie, sans autre condition qu’une prescription, devrait donc encourager les victimes à y avoir recours.
En parallèle de ce kit, une campagne de sensibilisation à la soumission chimique va être lancée, à l’initiative de l’association #MendorsPas et en partenariat avec l’Ordre des pharmaciens.
Cette plateforme pourra « vous conseiller et vous indiquer dans quel laboratoire aller, ce qu’il faut faire avec vos cheveux, vos prises de sang, l’urine« , a expliqué sur franceinfo la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes, Salima Saa, lundi 25 novembre.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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