Insulté, menacé, le maire de cette commune de Loire-Atlantique invite son jeune administré à se faire aider

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Le 14 juin 2024, en fin d’après-midi, les gendarmes sont appelés à constater des dégradations sur un car scolaire à Sainte-Anne-sur-Brivet (Loire-Atlantique). C’est en larmes que la conductrice a retrouvé son véhicule avec un rétroviseur arraché et une porte dégradée. Elle était absente à l’audience du jeudi 17 octobre au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, où se tenait le procès du jeune identifié par sa casquette laissée sur les lieux. Toutefois, elle avait déclaré en audition : « J’en ai vomi, je savais que des élèves m’attendaient à Savenay ».

Le prévenu de 25 ans a non seulement lancé des cailloux sur le car, jeté un liquide sur la mairie, mais encore menacé plusieurs personnes avec un couteau…

« Je n’aurais jamais fait cela à jeun »

Une seule des cinq victimes, insultées et menacées de mort, était présente et n’était autre que le maire de Sainte-Anne-de-Brivet, Jacques Bourdin.

Le premier édile s’est exprimé posément en regardant son jeune administré : « Je pense que dans l’état dans lequel il était, s’il me connaît, il ne m’a sans doute pas reconnu », avant d’ajouter :

« La seule chose que je souhaite, c’est qu’il puisse avoir un accompagnement, pour éviter ce genre de situation. »

À la barre, le prévenu s’est montré repentant : « Je n’aurais jamais fait cela à jeun. J’étais incontrôlable, je regrette, je m’excuse, je veux me faire aider ». Il ajoute : « Depuis, je ne bois plus d’alcool, j’ai arrêté le cannabis… »

Retenant qu’il a déclaré « avoir pris un couteau pour faire peur », la procureure s’appuie sur les témoignages des victimes, les photos du véhicule et les vidéos de la fin de l’intervention prises par la conductrice sur son téléphone pour requérir huit mois de prison avec sursis probatoire, 35 heures de travail d’intérêt général, l’interdiction de détenir une arme et l’obligation de se soigner. Peine confirmée par le tribunal de Saint-Nazaire.

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Pour cette sixième mention à son casier judiciaire, le Brivetin devra également rembourser le remplacement du pare-brise du car scolaire à hauteur de 2 340 €.

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L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

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