
Deux plaintes ont été déposées pour injures raciales, propos antisémites et discrimination, après une vive altercation dans le 1er arrondissement de Paris, entre des restaurateurs et des clients, a appris le JDD de source policière.
Il est 18h sur la place Colette, dimanche 8 septembre, lorsque sept personnes « s’étant rendues à un rassemblement en soutien aux otages du Hamas », comme l’explique un policier au JDD, décident de prendre un verre entre amis. Elles s’approchent alors du restaurant Le Nemours, spécialisé dans la cuisine française.
Lorsqu’il demande s’il est possible de s’installer, l’un des membres du groupe se voit répondre par un serveur que les tables doivent d’abord être séchées, avant que celui-ci ne reparte à l’intérieur du restaurant sans prêter attention aux demandes des clients potentiels.
La même action se produit avec un second serveur, pas plus coopératif que le premier, malgré les insistances des clients. Une membre du groupe décide alors d’interpeller un serveur afin de solliciter une discussion avec le responsable ; ce à quoi il lui est répondu que les tables étaient « prises » et qu’ils ne pourraient « pas consommer », poursuit cette même source policière.
Crachat au visage
Stupéfaite, une de ces sept personnes se met à protester. Le serveur s’approche alors d’elle, « en l’empoignant et en la bousculant, tout en lui sommant de quitter les lieux avant de lui cracher au visage », relate la plainte déposée par la victime. Le deuxième serveur, visiblement énervé lui aussi, « empoigne à son tour la victime, la fait tomber au sol puis l’insulte de « sale Juive » ».
Alerté par le grabuge, un ami de la victime se précipite dans l’établissement et tente de séparer les serveurs de son amie, mais n’y parvient pas. Il ressort alors sur la place Colette et alerte des CRS, qui veillent au bon déroulé de la manifestation. Ces derniers parviennent à calmer la situation et recueillent les témoignages des victimes. D’après nos informations, l’ami de la victime a expliqué avoir été lui aussi « bousculé » et insulté de « sale Juif ».
Le plaignant affirme également que l’un des serveurs aurait crié : « Dégagez de là, vous autres ! » ; avant de menacer : « Je vais te casser la gueule ». Après avoir quitté les lieux avec leurs amis, deux victimes ont déposé plainte au commissariat le plus proche et une enquête a été ouverte par la police judiciaire.
MISE A JOUR : Après la publication de notre article, la direction du Nemours a tenu à exprimer sa « profonde préoccupation et consternation face aux accusations d’injures raciales, d’antisémitisme et de discrimination » auprès du JDD, et assuré condamner « avec la plus grande fermeté toute forme de violence, de discrimination ou de propos haineux ». Le restaurant affirme s’être mis à disposition de la police et de la justice pour « apporter toute information ou témoignage utile à l’enquête ». Auprès du JDD, l’établissement s’engage, si les faits sont avérés, à prendre les mesures disciplinaires appropriées.
Par ailleurs, d’après une source proche du dossier, l’un des serveurs visé par une plainte a, lui aussi, déposé une plainte auprès de la police pour des violences physiques qu’il aurait subies de la part de l’un des clients plaignants.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
