« Il y en a marre ! » : le maire de Metz pousse un gros coup de gueule contre les gens du voyage

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En Moselle, la situation autour des gens du voyage est tendue après une année 2024 où des installations illégales ont marqué l’actualité. Entre l’agression du maire de Kuntzig ou le campement sauvage bloqué par des villageois, des maires avaient exprimé leur ras-le-bol.

Sur les réseaux sociaux, François Grosdidier, maire de Metz (Moselle) et président de la Métropole, a fait part de sa colère concernant ces installations illégales de gens du voyage et pointe du doigt l’État.

Accueil des gens du voyage : la Métropole « a investi 5 millions d’euros »

« Il y en a marre ! » C’est par ces mots que François Grosdidier entame ses propos. L’élu assure que la Métropole a « investi 5 millions d’euros » depuis le début du mandat « pour aménager les aires d’accueil de gens du voyage ou de grand passage pour être en conformité avec le schéma départemental d’accueil des gens du voyage (SDAGV). »

Pour faire fonctionner ces infrastructures, la Métropole de Metz consacre 640 000 euros d’argent public par an, d’après François Grosdidier : « Une somme non négligeable. »

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Les campements sauvages se sont « amplifiés »

Pourtant, le maire de Metz constate que les campements sauvages se sont « amplifiés » et soulignait, le 11 avril dernier, la présence de « 90 caravanes installées à Saint-Julien-lès-Metz. »

Les incivilités et les occupations illégales représentent « un coût annuel supplémentaire de 300 000 euros » à la charge de la Métropole (remise en état et enlèvement des déchets) : « Cet été encore, des dégradations sur l’aire de grand passage ont coûté 165 000 euros supplémentaires. »

« Nous nous retrouvons dans une situation de non-droit »

En conclusion, François Grosdidier pointe du doigt un État « passif » : « Il n’utilise pas systématiquement la procédure administrative d’expulsion. Et quand nous devons obtenir une décision judiciaire, il tarde à mettre en œuvre la force publique pour exécuter les décisions de justice. »

L’élu déplore une « situation de non-droit, où certains groupes, en toute impunité, se croient au-dessus de tout. Nous marchons sur la tête ! »

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Un manque d’aires d’accueil en Moselle

Interrogée par Lorraine Actu, la préfecture de la Moselle souligne le manque d’aires d’accueil dans le département. Un constat issu de l’actualisation du SDAGV.

Sans aires aménagées et ouvertes en nombre suffisant, il est certain que les stationnements illicites continueront. Seule la volonté des intercommunalités, auxquelles il incombe d’aménager ces aires, permettra de résoudre durablement le problème complexe du stationnement des gens du voyage.

Préfecture de la Moselle

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Des expulsions « si les conditions prévues par la loi sont réunies »

Concernant les expulsions, celles-ci peuvent être réalisées si « les conditions prévues par la loi sont réunies, rappelle la préfecture. Il est juridiquement impossible de contraindre les gens du voyage à choisir telle ou telle destination ou à quitter le département. »

Enfin, les services de l’État notent une complexité : « La plupart des déplacements conduisent à reproduire quelques kilomètres plus loin la même situation ou pire. »

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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