
« Vous êtes journaliste, d’abord, en plus d’être complètement idiot… C’est une insulte, c’est complètement idiot, bien sûr, et c’est une insulte car ce sont des magistrats indépendants qui prennent les décisions de détention (…) ».
Interrogé par un journaliste de Guyane 1ère lors de son déplacement en Guyane, Gérald Darmanin a répondu assez sèchement à une question d’un journaliste.
Une question sur le ressenti de la population qui passe mal
À deux reprises, le reporter a interrogé le ministre de la Justice sur le ressenti de la population guyanaise à l’annonce de la création une prison de haute sécurité en Guyane, ressenti comme le retour du bagne, alors qu’il était évoqué la possibilité qu’elle puisse accueillir des détenus venus de la métropole.
Publicité
Publicité
Une réaction de Gérald Darmanin que vous pouvez voir sur la vidéo ci-dessous.
🇬🇫 Gérard Darmanin, ministre de la Justice, traite un journaliste d’ « idiot » lors de sa visite en Guyane.
Contexte : le journaliste, de Guyane la 1ère, a fait part au ministre du ressenti des ultramarins concernant la peur d’un retour du bagne, suite à son annonce de créer une… https://t.co/FnwAgXvs6U pic.twitter.com/eMZpvkXju2
— Resca MQ/GP (@resca_mqgp) May 19, 2025
La direction de la chaîne défend son journaliste
Cette réaction du ministre de la Justice qui fait polémique, notamment en raison de l’utilisation du terme « idiot ». La direction de la chaîne Guyane la 1ère a réagi dans un communiqué dans lequel elle assure les journalistes de son soutien.
Après le 1er ministre qui insulte Mediapart, Gérald Darmanin a tenu des propos inadmissibles envers un reporter de Guyane la 1ère : “Vous êtes journaliste, d’abord, en plus vous êtes complètement idiot, c’est une insulte.” Halte au mépris, respectez la presse et les ultramarins ! pic.twitter.com/jSoMiYC4Wu
— Soraya Morvan-Smith (@SMorvanSmith) May 19, 2025
Les syndicats dénoncent une « atteinte à la liberté de la presse »
Plusieurs syndicats de journalistes, l’Unsa et le SNJ, ont également réagi et rapportent que les journalistes présents sur place ont été « interloqués ».
« Qualifier d »insulte à la République’ la question légitime d’un journaliste est indigne d’un ministre « et l’usage du mot ‘idiot »‘ qui semble d’abord s’adresser au collègue, est également indigne », dénoncent les syndicats dans un communiqué, estimant qu’il s’agit là d’une « atteinte à la liberté de la presse ».
Avant son déplacement en Guyane, Gérald Darmanin avait annoncé dans le Journal du Dimanche la création d’une prison de haute sécurité, la troisième de France, à Saint-Laurent du Maroni, en Guyane.
Le souvenir du bagne hante les habitants
Une annonce qui a rappelé aux Guyanais le souvenir du bagne, qui a duré de 1795 à 1953, et qui désigne l’ensemble de camps et pénitenciers situés en Guyane. Jusqu’à 1852, députés, journalistes ou monarchistes étaient déportés en Guyane et notamment à Cayenne. Plusieurs élus locaux et la collectivité territoriale de Guyane ont d’ailleurs énoncé un projet évoquant un « retour du bagne ».
Publicité
Publicité
Ces bagnes sont, à partir de 1852, dédiés aux travaux forcés et constituent un moyen d’éloigner de la métropole certains individus, tout en les contraignant à participer au développement du territoire.
Darmanin fait machine arrière
Après avoir annoncé au JDD souhaiter que cette prison « serve à éloigner durablement les têtes de réseau du narcotrafic » dans la mesure où « ils ne pourront plus avoir aucun contact avec leurs filières criminelles », Gérald Darmanin a tenu à assurer que la future prison ne servirait pas à accueillir des détenus de l’Hexagone.
« Il y a très largement de quoi faire parmi la délinquance, la criminalité en Guyane et aux Antilles », a-t-il assuré aux journalistes. Ce quartier sécurisé comprendra « une soixantaine de places » destinées à « isoler totalement ces narcotrafiquants de Guyane et des Antilles », a-t-il encore précisé.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
Source de l’article : Source
