Débordés, mal considérés, parfois victimes de menaces ou de violences, nos maires jettent l’éponge ! Au niveau national, un sur deux affirme qu’il ne se re présentera pas en 2026, selon un sondage de l’association des maires de France. En Lozère, le chiffre baisse à 30%, mais cela reste énorme.
France Bleu Gard Lozère a tenté de savoir pourquoi, avec Philippe Ribot, maire de Saint-Privat-des-Vieux et Président de l’Association des Maires et Présidents d’intercommunalités du Gard : « J’ai effectué mon premier mandat de 2008 a 2015, je travaillais à mi temps dans mon entreprise. C’était intense mais il n’y avait pas de grande difficulté. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus dur. Un maire plutôt jeune qui veut cumuler un emploi avec son mandat de maire pour vire, ça devient compliqué. »
Parmi les difficultés, les chiffres des violences verbales et physiques subies par les élus : « ils sont 40% à avoir subi ce type de comportement et ça pèse sur le moral. » Il poursuit : « à ce jour, dans le Gard, 15 maires ont été victimes de violences physiques. » Des formations sont désormais organisées, en lien avec le Ministère de l’Intérieur pour apprendre aux élus à gérer ces situations.
Lourdeurs administratives, multiplication des interlocuteurs
Mais au delà des incivilités parfois très graves, il y a tout le reste : « la complexification administrative, le sentiment de ne pas pouvoir peser sur les décisions. C’est le pouvoir d’agir globalement, les relations avec les administrations. On parle du couple Préfet-Maire mais le Préfet n’est pas le patron dans le département il n’a pas la compétence pour tous les services de l’état. On se retrouve donc avec une multitude d’interlocuteurs.«
Mais alors, quelles solutions existent ? Philippe Ribot se dit pour la fusion des communes, les regroupements, la mutualisation des moyens « mais uniquement sur la base du volontariat ! Il ne faut surtout pas qu’on fusionne les communes de force ! »
Et lui, est-ce qu’il est prêt à rempiler en 2026 ? Oui, il ira, répond-il, « je n’ai pas la sinistrose. »
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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