
Dès dimanche, au lendemain de la nouvelle flambée de violence qui a touché le quartier de Bras-Fusil, Patrice Selly appelait de ses vœux l’AMDR (association des maires de la Réunion) à organiser rapidement une réunion sur le sujet de la montée des violences urbaines. Elle a eu lieu, hier à la mairie de Saint-Benoît, en présence d’une dizaine de communes. Plusieurs maires étaient présents : Ericka Bareigts, Jeannick Atchapa, Sidoleine Papaya, Maurice Gironcel, Olivier Hoareau et Olivier Rivière en plus de Serge Hoareau et bien sûr de Patrice Selly. La Possession et l’Entre-Deux étaient aussi représentées ainsi que Saint-André via Jimmy Grondin, 13e adjoint et surtout élu du quartier de Fayard. Cinq maires hors du département étaient excusés. Avec en ligne de mire une rencontre avec le préfet mercredi prochain, le but était de « travailler pour parler d’une même voix, coordonner notre discours et rappeler à l’État qu’il est nécessaire de rétablir l’ordre républicain« , cadre en préambule le maire de Petite-Île. Les élus font le constat d’une montée de la violence à l’échelle de l’île et non pas cantonnée à quelques quartiers. « On a parlé de phénomènes de bandes, de clans et on a peur que ça dérive sur des problèmes de gangs, avec déjà des problèmes de drogues dures, de prostitution, il n’est pas trop tard pour se mobiliser, il faut apporter des mesures pour rassurer la population« , affiche le président de l’AMDR à la sortie après 1h30 de réunion.
RÉSERVISTES, CONCIERGES, PORT D’ARME…
Si « l’effort doit être collectif » selon lui, les maires demandent à l’État des « moyens à la hauteur de ces phénomènes nouveaux, nous sommes face à autre chose, il faut apporter plus de moyens à la justice pour des réponses immédiates et à la hauteur, plus de moyens pour ramener l’ordre« , lance Ericka Bareigts. Les élus souhaitent que lors de cette réunion soient également présents un représentant de la justice, le recteur et les bailleurs sociaux. Parmi les vœux et pistes évoquées à la sortie, celui de voir des concierges refaire leur apparition dans les groupes d’habitation « pour avoir un œil sur ce qui se passe« , souhaite l’édile de Petite-Île. La maire de Saint-Denis pose la question de l’interdiction des ports d’armes. Elle pense aussi à l’accompagnement des mineurs isolés : « Il y a des règles dans ce pays à faire appliquer pour les suivre, les accompagner dans un cadre protecteur et qu’ils ne soient plus à la rue, piégés par des gens qui les utilisent comme de la chair à canon« . « Nous avons à La Réunion 250 réservistes qui peuvent être mobilisés pour rassurer les populations des cités urbaines« , souffle également le président de l’AMDR. « L’objectif n’est pas de stigmatiser mais de comprendre l’origine de ces phénomènes et d’y répondre, ici et à Mayotte où il faut soutenir plus fortement nos compatriotes avec un plan d’investissement massif« , appelle Patrice Selly. Un discours que les élus porteront la semaine prochaine face au préfet.
P.M.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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