
Poursuivie par la justice hongroise, la militante italienne d’extrême gauche Ilaria Salis va échapper à la prison grâce aux élections européennes. Candidate du parti Alleanza Verdi e Sinistra (AVS, Alliance des Verts et de la gauche), l’enseignante de 39 ans a obtenu près de 6,7 % des voix et siégera désormais au Parlement européen. « Avec l’élection, elle a acquis l’immunité parlementaire prévue par les traités européens », a expliqué son avocat Me Eugenio Losco.
Pour rappel, Ilaria Salis a été arrêtée à Budapest en février 2023 à la suite d’une manifestation contre un rassemblement de néonazis. Le parquet hongrois l’accuse d’avoir spécifiquement voyagé à Budapest pour commettre des violences en marge d’une manifestation contre un rassemblement néonazi. Incarcérée pendant plus d’un an, elle a obtenu l’assignation à résidence en mai suite à une décision de la cour d’appel. Elle était apparue à son procès en début d’année dans des conditions humiliantes, enchaînée et les pieds liés.
« Je n’arrive toujours pas à y croire »
Son élection au Parlement européen signifie qu’elle peut désormais demander l’immunité. « Je n’arrive toujours pas à y croire ni à décrire mon émotion. Je ne remercierai jamais assez toutes les personnes qui m’ont soutenue par leurs votes », a réagi Ilaria Salis sur Instagram. « L’antifascisme, en plus d’être une valeur humaine et une perspective politique, est aussi une communauté résistante et solidaire », a-t-elle ajouté.
« Ilaria est devenue, malgré elle, le symbole d’une Europe dont nous ne voulons pas, celle d’Orban (Premier ministre nationaliste hongrois) qui piétine la démocratie mais aussi celle d’une Europe possible, où tous les droits seront appliqués complètement à toutes et à tous », a déclaré à l’agence AGI Nicola Fratoianni, l’un des deux leaders d’AVS. De son côté, le quotidien de droite Il Giornale a commenté qu’Iralia Salis « vole depuis la capitale hongroise vers un siège à Strasbourg ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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