
Ancien employé communal de Eu, en Seine-Maritime, pendant plusieurs années dans le cadre d’un contrat aidé, cet homme de 65 ans n’en démord pas : « Le maire n’a pas de parole ».
Il assure qu’en le recrutant, l’ancien maire lui avait promis qu’il l’embaucherait jusqu’à ce qu’il puisse faire valoir ses droits à une retraite complète.
Mais les règles de la fonction publique ne le permettent ne semble-t-il pas et après six années, le contrat n’a pas été renouvelé par la nouvelle municipalité.
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Des invectives régulières
Colère du prévenu qui invective régulièrement les élus, le maire, mais également la première adjointe et l’adjoint en charge des travaux.
Selon ce dernier, le prévenu n’hésite pas à la poursuivre de sa vindicte dans le cadre de ses activités professionnelles ou de sa vie privée. « Il vient devant mon bureau, reste immobile et me dévisage. Il me dit que je suis un truand, un voleur. À quatre ou cinq reprises au moins, j’ai dû appeler la police municipale ».
À la barre du tribunal de Dieppe où il comparaît le 9 juillet, le prévenu s’en défend. « Je ne l’insulte pas, je dis juste qu’ils ne sont pas de parole. Ils disent que je les insulte, mais je veux des preuves ».
Le Président du tribunal, avec tact, essaie de lui faire comprendre qu’il n’est pas en mesure, dans sa position de prévenu, d’exiger quoi que ce soit.
Les faits sont certes très désagréables pour les élus, mais le Parquet tient à relativiser les faits en ne requérant comme peine principale que l’obligation de suivre un stage de citoyenneté. Le juge se range à cet avis en espérant faire comprendre au prévenu que comme toute personne et peut-être encore plus, les élus dans le cadre de leurs fonctions méritent le respect.
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