Élus menacés après le vote de la loi Duplomb : Darmanin demande à la justice « la plus grande fermeté »

  • Adoptée le 8 juillet au Parlement, la loi qui prévoit la réintroduction d’un insecticide jusque-là interdit fait face à une vive opposition populaire, symbolisée par une pétition ayant réuni plus d’un million de signatures.
  • Gérald Darmanin a dénoncé ce lundi les « menaces inacceptables » dont font l’objet les parlementaires après le vote de ce texte.
  • Le ministre de la Justice demande notamment aux procureurs de la République de « systématiser les poursuites pénales » envers les contrevenants et de protéger les élus concernés.

Il tape du poing sur la table. Gérald Darmanin appelle à « la plus grande fermeté » face aux « menaces inacceptables » qui ciblent depuis plusieurs jours les parlementaires après le vote de la loi Duplomb sur l’agriculture. Un texte controversé qui réintroduit sous condition un pesticide (nouvelle fenêtre) jusque-là interdit en France, mais autorisé ailleurs en Europe. 

Dans une note envoyée ce lundi 21 juillet, le ministre de la Justice demande aux procureurs de la République de « systématiser les poursuites pénales », mais aussi « de mettre en place un accompagnement individuel » auprès des élus visés, « quel que soit leur vote sur cette loi ». Selon le ministère de l’Intérieur à TF1-LCI, 9 atteintes aux parlementaires ont été recensées. La plupart des faits sont des dégradations de permanences, des rassemblements devant les permanences ou des outrages sur les réseaux sociaux.

Cette loi aujourd’hui n’est pas seulement la loi Duplomb, elle est la loi du Parlement français

Laurent Duplomb sur LCI

Aurélien Pradié, député LR du Lot, est l’un des premiers à avoir fait état de représailles après son vote. « J’ai reçu des milliers de courriers remplis d’insultes et même des menaces de mort », révèle-t-il au site Actu (nouvelle fenêtre), assurant ne pas avoir porté plainte pour « ne pas donner plus d’importance à cela ». La députée Modem du Puy-de-Dôme Delphine Lingemann a, elle, choisi de porter plainte contre X après que sa permanence d’Aubière a été vandalisée. Des photos des 315 députés ayant voté en faveur de la loi Duplomb ont été collées sur la façade de l’immeuble. Une action revendiquée par la section locale d’Extinction Rebellion sur les réseaux sociaux (nouvelle fenêtre).

« On désigne des coupables, on jette en pâture les élus avec des messages diffamatoires. Il y a une campagne de désinformation qui est à l’opposé du débat démocratique », s’est insurgée l’élu Modem auprès de France 3 Auvergne Rhône-Alpes (nouvelle fenêtre). Opposant à la loi Duplomb, le député EELV de l’Hérault Jean-Louis Roumégas a aussi vu sa permanence dégradée par des jets d’œufs, du fumier et des abats. « J’ai répondu à la police que je ne porterai pas plainte. Je me contenterai de faire savoir comment les auteurs de ce vandalisme minable sont complètement à côté de la plaque », dit-il au site Infoccitanie, (nouvelle fenêtre) martelant son appel à signer la pétition qui a déjà mobilisé plus d’un million de personnes (nouvelle fenêtre).

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Un engouement qui agace Laurent Duplomb, le sénateur LR de Haute-Loire à l’origine du texte, dénonçant « l’acharnement des ONG à désinformer » sur le potentiel danger environnemental et sanitaire du pesticide concerné. « Cette loi a été débattue pendant six mois au Sénat et à l’Assemblée nationale, certes avec une motion de rejet, mais elle a été votée par 70% de sénateurs et 60% de députés. Cette loi aujourd’hui n’est pas seulement la loi Duplomb, elle est la loi du Parlement français », a-t-il insisté sur LCI dimanche. La balle est désormais dans le camp du président Emmanuel Macron, qui peut encore refuser de promulguer la loi.

D.D.F.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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