
« J’ai reçu un coup de poing dans l’œil et un autre à la mâchoire et je suis tombé la tête contre un trottoir. J’ai perdu connaissance jusqu’à l’arrivée des pompiers ». Quelques jours après ces faits de violences à la sortie d’un bar, dans la commune où il est élu, Anton Burel témoignait du choc ressenti. Auprès du journal Libération, d’abord, qui révélait l’affaire, puis du Télégramme. Et pour cause : le jeune élu et militant de la gauche indépendantiste bretonne assurait avoir été molesté parce qu’il s’était interposé face à des chants racistes et même, un salut nazi. « Je suis choqué d’avoir vu des saluts nazis dans une commune comme Cintré, je n’avais jamais vu ça, c’est inquiétant », avait-il confié.
Violences physiques
Mais depuis l’enquête de gendarmerie a progressé, et sur la base de ces investigations, le parquet de Rennes a retenu une toute autre version de l’histoire. « Les témoignages recueillis par les gendarmes ne permettent pas de confirmer de chants racistes et de saluts nazis », retient Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes, confirmant des infos de Ouest-France. Les témoins évoquent, en revanche, « une altercation avec des membres de la communauté des gens du voyage ».
La procédure va donc se poursuivre, en partie élaguées de ces assertions, pour se concentrer sur l’agression physique, « car des violences ont bien eu lieu, sur lesquelles l’enquête se poursuit », note encore le parquet de Rennes. « Je suis surpris que le salut nazi et les slogans ne soient pas retenus par le procureur », a réagi Anton Burel ce lundi 3 mars 2025. « C’est la seule raison qui m’a amené à leur parler pour leur demander de quitter la commune. Je ferai le point avec mon avocat d’ici peu ».
Samedi 1er mars, une centaine de personnes s’était réunie à Cintré pour manifester contre l’extrême droite et « pour une Bretagne ouverte et solidaire ».
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
