Deux élus agressés à l’issu du Conseil Municipal à Saint-Germain-Laprade

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Depuis le projet de PLU à Saint-Germain-Laprade, les tensions sont vives et, semblent-ils, de plus en plus intenses. « Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet de PLU de la commune, des habitants ont eu la désagréable surprise de découvrir un projet de route, dont l’opportunité est vraiment discutable », partagent des opposants à travers un communiqué de presse. 

Ils dénoncent ensemble, en portant avec eux une pétition lourde de 300 signatures contre le projet, les incohérences du nouveau PLU. « La construction d’une nouvelle route et l’extension des zones constructibles entraîneraient la destruction des espaces naturels, dont une zone boisée qui a déjà été détruite en partie ces dernières années. (…) L’artificialisation de cette zone, qui va complétement à l’encontre des orientations actuelles pour limiter le réchauffement climatique, entraînera la disparition de nouveaux espaces naturels, de forêts et de terres agricoles ». 

Ils ajoutent aussi : « La circulation routière génèrera du bruit à l’arrière des maisons actuelles. Et une telle route pourrait favoriser l’augmentation du trafic et la vitesse des véhicules ».

Ci-dessous, le communiqué des opposants dans son entièreté ▼

« Le climat devenant de plus en plus délétère, j’ai invité les élus et le public à quitter la séance »

C’est dans ce contexte inflammable, où fleurissent banderoles et panneaux revendicatifs dans plusieurs villages de Saint-Germain-Laprade, que s’est tenu le conseil municipal du vendredi 31 mai. Guy Chapelle, maire de la commune, dénonce de son côté le comportement inadapté de certains. « Comme à son habitude, après avoir traité l’ordre du jour, j’ai levé la séance et donné la parole au public qui s’est exprimé durant 45 minutes. Le climat devenant de plus en plus délétère, j’ai invité les élus et le public à quitter la séance ».

« Ces faits, qui viennent s’ajouter à d’autres affaires similaires sur le département, nuisent gravement à notre démocratie ». Guy Chapelle 

« Au moment de partir, il a reçu un projectile sur son pare-brise »

Il poursuit : « La majorité du public s’est alors rassemblée bruyamment devant le fronton de la mairie. Un 1ᵉʳ élu a quitté la salle et a rejoint son véhicule. Au moment de partir, il a reçu un projectile sur son pare-brise. Peu de temps après, un 2ᵉ élu a été également visé par un projectile, sans l’atteindre ». D’après le maire de la commune, les deux élus ont été fortement choqués ainsi que l’ensemble du conseil municipal.

Des plaintes ont été déposées à la Gendarmerie de Saint-Julien-Chapteuil où Guy Chapelle a également été auditionné.

Un rassemblement républicain en soutien aux élus 

Le maire de Saint-Germain-Laprade termine en ces mots : « Face à ces actes violents et inadmissibles, l’ensemble du conseil municipal, l’Association des Maires de France de la Haute-Loire (AMF43) et l’Association des Maires Ruraux de la Haute-Loire (AMRF43), invitent la population et tous les élus altiligériens à un rassemblement républicain en soutien aux élus, le samedi 15 juin à 11h devant la mairie de Saint-Germain-Laprade ».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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