
Même le maire d’une petite commune de 1200 âmes dans le Nord n’échappe pas à la violence qui frappe actuellement les élus en France. Samedi dernier, Jacques Montois et son adjointe ont été violemment pris à partie par une dizaine de squatteurs en marge d’un déplacement sur un chantier.
Une famille « connue et archi connue »
Les faits ont eu lieu non loin d’un logement social du bailleur 3F, squatté notamment par une famille « connue et archi connue » de la gendarmerie, relate 20 Minutes. Une dizaine d’individus ont vertement interpelé les deux élus : insultes, menaces de mort, de viol ont émaillé la dispute. Selon le maire, des photos prises à proximité du squat pourraient être à l’origine de cette altercation.
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Face à un tel déchaînement de violence verbale, Jacques Montois et son adjointe ont déposé plainte le lendemain. Ils ont, en attendant une réaction de la justice, pu compter sur une belle vague de soutien. « Dans ce contexte il est important que tous les habitants du village réagissent et apportent leur soutien à notre maire, afin de ne pas laisser s’installer des zones de non-droit dans la commune », peut-on lire sur un tract distribué dans la commune.
« Je préserverai ma famille »
L’élu, joint par nos confrères de France 3, s’est montré très affecté par cette affaire : « Je n’ai pas signé pour ça, l’ensemble du conseil municipal se dévoue pour la commune, mais, là c’est trop, s’il y a un choix à faire, je préserverai ma famille. » Le maire se dit lassé de toute cette violence : « Se faire insulter, c’est presque du quotidien. Mais je n’en peux plus », assure-t-il auprès de La Voix du Nord.
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Selon nos confrères, trois personnes ont été placées en garde à vue mercredi. Un rassemblement de soutien au maire est prévu ce dimanche 25 février, à 11 heures, devant la mairie d’Hantay.
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CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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