C’est ce qui ressort du point presse effectué ce lundi 11 mars par le sous-préfet de Cognac. Entouré du commandant de la compagnie de gendarmerie de Cognac Jean-Marc Gagé et du chef de circonscription du commissariat de police de Cognac, Guillaume Touiller, Sébastien Lepetit s’est d’abord réjoui de voir « l’ensemble des forces de sécurité intérieure travailler de façon coordonnée et fluide » pour lutter contre la délinquance ou faire de la prévention, notamment dans les quartiers « qui ont été préservés, lors de l’épisode des émeutes urbaines » en juin dernier. « C’est le fruit d’un travail de fond. »
L’ensemble des forces de sécurité travaillent de façon coordonnée et fluide.
En résulte selon lui de bons résultats, notamment sur les cambriolages et des atteintes aux personnes, en recul de 12,5 % et 15,5 % sur le secteur gendarmerie, qui couvre l’agglo de Grand Cognac (hors Cognac et Châteaubernard, mais aussi Hiersac), le Rouillacais et les 4B autour de Barbezieux.
Avec cependant « une préoccupation » accrue sur les violences intrafamiliales et à caractère sexuel, qui elles, continuent d’augmenter. Pour y faire face, la gendarmerie a créé une cellule de lutte contre les atteintes à caractère sexuel, avec des militaires dédiés, « pour une meilleure réponse aux victimes », signale Jean-Marc Gagé, dont la volonté du « aller vers » la population s’est traduite aussi par l’arrivée de la nouvelle brigade mobile à Val-de-Cognac.
Des trafics de stupéfiants démantelés
De bons résultats sont aussi relevés dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. « Le nombre de mis en cause est en augmentation. Je ne sais pas s’il y en a plus, mais on en arrête plus », souligne le commandant Gagé. Sur les points de deal, qui bougent beaucoup, on retrouve du cannabis en majorité, mais il est à chaque fois associé à la cocaïne et l’héroïne. » Idem sur Cognac, où un « gros point de deal » a été démantelé en septembre dernier à Crouin, après un an et demi d’enquête.
Le gendarme évoque également la lutte contre les atteintes à l’environnement, en plein boom, notamment contre les dépôts sauvages, en lien avec les élus. Mais aussi la lutte contre les incivilités et violences envers les élus et le harcèlement scolaire, avec une présence renforcée dans les collèges et lycées. Ou encore l’accompagnement de la filière cognac pour combattre et prévenir les vols.
Au commissariat de Cognac, les chiffres de la délinquance sont par ailleurs « assez stables », indique le commandant Touiller, « avec 6.624 interventions polices secours en 2023, soit 18 par période de 24h ». Parmi les interventions des 65 fonctionnaires cognaçais, 439 l’ont été pour des tapages (7 %), 569 pour des contrôles routiers (8,5 %), 78 pour des accidents corporels, 86 pour des différends conjugaux et 76 pour des différends familiaux. Avec un total de 1.541 plaintes, un chiffre stable là aussi, dont 260 pré-plaintes en ligne. Autres chiffres marquants, celui des procédures judiciaires pour violences intrafamiliales : 135. Dont 112 pour des violences conjugales. Mais aussi 30 procédures de violences en milieu scolaire.
Enfin, le sous-préfet a pointé « les chiffres insatisfaisants » en matière de Sécurité routière, avec, certes, une baisse significative du nombre d’accidents (-22 %), mais plus de victimes (6 tués contre 2 en zone gendarmerie). Et ce, malgré les contrôles renforcés, qui ont permis de relever 4.335 infractions, contre 2.200 en 2022). Et sur les 9.360 dépistages d’alcoolémie, 264 ont été positifs. Un chiffre en baisse.
Renforcer la présence des services publics dans les quartiers
Le sous-préfet a profité de ce point presse pour rappeler ses quatre grands objectifs pour 2024. Le premier, c’est « renforcer la présence des services publics sur le territoire », à travers notamment sept Espace France Services (EFS) répartis sur l’arrondissement. À l’image des permanences de l’EFS de Coteaux-du-Blanzacais à Brossac et Baignes, la sous-préfecture souhaite mettre en place, dès le mois d’avril, des permanences de l’EFS de Cognac dans les quartiers de Couin et de la Chaudronne, à raison d’une demi-journée par semaine. « Il y a un vrai besoin, indique la secrétaire générale de la sous-préfecture Lucie Llinarès. Sur les 800 personnes accueillies beaucoup viennent de Crouin. » Orphelins du centre social des Borderies, fermé depuis fin janvier, avec la liquidation de l’Aserc.
Les trois autres priorités de l’État sur le territoire sont la transition écologique (pour accompagner la filière cognac à plus de sobriété), l’emploi (accompagner les secteurs qui peinent à recruter comme la petite enfance, l’autonomie, ou la viticulture) et la politique de ville (avec la signature, en avril, du nouveau contrat de ville pour 2024-2030 pour le quartier de Crouin).
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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