Creuse : encore un conseil communautaire très houleux pour la comcom Marche et Combraille en Aquitaine

La communauté de communes Marche et Combraille en Aquitaine, qui regroupe les secteurs d’Auzance, Crocq ou encore Bellegarde en Marche, soit 50 communes du sud-est de la Creuse, a tenu un nouveau conseil communautaire ce mercredi soir à Charron. Durant 4h, les élus ont dû discuter et voter sur le budget décidé par la chambre régionale des comptes, puisque les élus n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur ce budget 2024.

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Un conseil très houleux après la démission des huit vices présidents il y a une semaine. Démissions qui n’ont pas encore été acceptées par la préfète et donc, tout le conseil ou presque était présent ce mercredi. Tout l’ordre du jour a été accepté à l’exception de deux décisions rejetées par les élus qui concernent la création de deux emplois, pour des agents des finances et du service assainissement.

Des projets qui ne se feront finalement pas cette année

Les élus n’ont aucune marge de manœuvre ou presque sur leur budget qui a été imposé par la chambre régionale des comptes. Conséquence : certains projets ont été gelés et ont donc disparu de l’ordre de jour. Ce qui a rendu ce conseil très électrique dans les échanges entre les conseillers et le président. Certains se demandent si Gérard Guyonnet a bien défendu les intérêts de la communauté auprès des magistrats.

Dans les projets qui ne sont plus présentés, il y a la rénovation énergétique du cabinet médicale de Chénérailles, propriété de la comcom. « Ca fait plus de deux ans qu’on doit rénover ce bâtiment » explique le maire, Alexandre Verdier, « la médecin paye beaucoup trop pour le chauffage ou la clim et elle compte partir à la fin de l’année si rien n’est fait. » Mais aucuns travaux d’investissement se fera cette année, assure le président. Seuls ceux au budget autonome comme l’assainissement, seront garantis. « Vous voulez une tête de turc » s’est emporté le président qui s’est justifié en lisant son mail envoyé à la chambre régionale des comptes où il détaille les projets prioritaires, dont le cabinet médical.

Un mail envoyé le matin même met le feu aux poudres

Le matin du conseil, Gérard Guyonnet a envoyé un mail à toutes les mairies de la comcom pour se justifier d’une nouvelle affaire. Et il a également attaqué les élus : « J’ai certainement commis des erreurs en validant des dossiers de mes vice présidents qui auraient mérité d’être approfondis ». Une phrase répétée durant le conseil par certains élus, dont une, profondément blessée : « C’est dégueulasse, tu nous insultes, je n’en peux plus » lance-t-elle. A côté, un autre explique qu’il y a bel et bien un problème depuis longtemps. Mais aucune réaction de la part du président qui demandera simplement de valider ou non les dernières décisions.

Concernant les démissions des vice-présidents, elles devraient être acceptées rapidement selon le président de la comcom qui a annoncé qu’il démissionnera lui aussi après que la préfète est acceptée celles des élus.

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L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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