
Le maire de Glère dans le Doubs porte plainte après avoir été insulté et violenté par une femme. Présumée innocente, elle sera jugée en septembre pour outrages et violences contre une personne dépositaire de l’autorité publique devant le tribunal correctionnel de Montbéliard.
“Le problème est récurrent” affirme Raphaël Péquignot, le maire de Glère, un village de moins de 200 habitants à quelques kilomètres de la frontière suisse dans le nord Franche-Comté. Cette fois-ci, l’élu a décidé de porter plainte contre les incivilités dont il a été victime.
Mercredi 15 mai, des enfants participent à un atelier dans le village. Un cheval s’échappe de son enclos situé dans Glère, un des enfants prend peur. Sa mère téléphone aux gendarmes qui préviennent alors le maire du village. Raphaël Péquinot, en tant que premier édile, est alors contacté par les forces de l’ordre. La divagation des animaux est du ressort du maire.
Arrivé sur place, le maire veut faire “prendre conscience” à la propriétaire des équidés de la conséquence de sa négligence. Cette personne ne réside pas sur la commune, elle vient à Glère pour s’occuper de ses deux chevaux. Connue pour de nombreuses incivilités, le maire s’adresse à elle “pour ne pas que cela recommence”.
C’est alors que la femme, âgée de 43 ans, s’approche de l’élu, l’insulte, lui crache dessus et lui tape sur le bras. “J’ai encore un gros bleu” précise Raphaël Péquignot ce samedi 18 mai.
Des incivilités et des violences devant témoin qui incitent le maire à téléphoner aux gendarmes. Rapidement, ils interpellent cette femme. Mise en garde à vue à la gendarmerie de Pont-de-Roide, la prévenue a été convoquée par le procureur de la République de Montbéliard puis déférée devant le juge des libertés et de la détention qui a décidé de la placer sous contrôle judiciaire.
Présumée innocente, elle sera jugée en septembre prochain pour outrages et violences contre une personne dépositaire de l’autorité publique devant le tribunal correctionnel de Montbéliard. Une autre procédure judiciaire est déjà en cours pour des insultes.
Malgré de nombreuses incivilités de la part de cette femme, le maire de Glère n’avait encore jamais déposé plainte.
J’ose espérer que la réponse apportée par le procureur de la République suffira à calmer madame.
Raphaël Péquignot, maire de Glère
L’élu espère que son village retrouve la tranquillité. D’ici à l’audience de septembre, la prévenue a l’interdiction de contacter le maire et le voisin et de se rendre à leur domicile. Raphaël Péquignot a demandé à être placé sur le fichier des élus menacés. “Cela permet une intervention plus rapide des forces de l’ordre” précise l’élu. La femme a déjà été condamnée en 2021 à huit mois de prison avec sursis pour outrages, violences légères et menaces de mort.
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