- Une femme est décédée, mardi 7 avril, sur la voie publique à Plouasne, dans les Côtes-d’Armor.
- Le maire de la commune et trois autres personnes ont été placés en garde à vue, mardi 14 avril, pour « violences volontaires ayant entraîné la mort », a annoncé le parquet de Saint-Malo.
Que s’est-il passé le mardi 7 avril à Plouasne ? C’est ce que tentent de déterminer les enquêteurs de gendarmerie après le décès d’une femme âgée de 66 ans, survenu en pleine journée, sur la voie publique dans cette commune des Côtes-d’Armor.
D’après les éléments transmis, mercredi 15 avril, par le procureur de la République de Saint-Malo, Fabrice Tremel, sa mort est survenue « dans le prolongement de l’appréhension de cette femme, à laquelle avaient participé le maire de la commune et un des conseillers municipaux qui poursuivaient tous les deux l’objectif de la faire hospitaliser en psychiatrie, suite notamment aux troubles qu’elle aurait occasionnés à son voisinage ».
Pression sur le corps, jambes attachées…
Dans le cadre des investigations menées suite à l’ouverture d’une enquête en « recherche des causes de la mort », les gendarmes ont pu établir en effet « que le maire et son conseiller municipal avaient empêché la victime de regagner son domicile et avaient veillé à ce qu’elle soit retenue hors de son domicile »,
rapporte le magistrat.
L’exploitation de vidéos remises aux militaires par un témoin montre également l’intervention physique pendant une quinzaine de minutes de quatre personnes « avec des degrés d’implication différents, pour contenir fermement la
victime au sol en exerçant sur elle une pression et en lui attachant les jambes à l’aide d’une sangle et d’une corde apportées par deux d’entre eux ».
Il a aussi été mis en évidence que « deux autres élus étaient arrivés sur place pendant les faits, sans prêter assistance à la victime »,
selon le procureur.
Quatre personnes en garde à vue
Après que le médecin légiste a estimé qu’il y aurait bien un lien entre les violences commises sur la victime et sa mort, le parquet de Saint-Malo a décidé de requalifier les faits et d’ouvrir une enquête de flagrance pour « arrestation arbitraire ayant entraîné la mort » et « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner », « non-assistance à personne en danger ».
Quatre personnes ont été interpellées dans ce cadre et placées en garde à vue, mardi 14 avril, une semaine après les faits : le maire de la commune, un conseiller municipal et deux autres personnes intervenues physiquement lors de l’agression.
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Au cours des perquisitions, les forces de l’ordre ont découvert la corde et la sangle ayant servi à attacher les jambes de la victime, accessoires qui n’avaient pas été retrouvés sur place suite au décès.
« Les deux élus, qui étaient arrivés au cours de l’agression, ont fait l’objet d’une audition libre en qualité de mis en cause du délit de non-assistance à personne en danger »,
indique le parquet. Les quatre autres gardes à vue sont toujours en cours.
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