Plus de 200 élus de la Mayenne ont signé une tribune pour dénoncer l’agression du maire de Quelaines-Saint-Gault. Laurent Lefèvre a porté plainte deput février 2026, contre deux défenseurs de l’église de Saint-Gault qui doit être en partie détruite.
Ils parlent
« de l’agression de trop », et réclame
« un véritable statut de l’élu ». Plus de 200 élus mayennais de tout bord politique ont signé une tribune pour apporter leur soutien au maire de Quelaines-Saint-Gault Laurent Lefèvre, qui a déposé plainte
, dont un prêtre non reconnu par le diocèse de Laval, le mercredi 4 février devant l’église désacralisée de Saint-Gault. Richard Chamaret, le maire de Méral, et président de l’association des maires ruraux de la Mayenne, était l’invité d’ICI Mayenne ce mercredi 11 février.
ICI Mayenne : Vous faites partie des 200 élus qui ont signé une tribune de soutien au maire de Quelaines-Saint-Gault dans le sud Mayenne. Quel est votre état d’esprit ?Richard Chamaret : C’est l’agression de trop. C’est un ras-le-bol que l’on ressent chez les maires ruraux, mais d’une façon générale, dans nos communes rurales, on le ressent régulièrement, il y a eu un changement juste après la période du Covid. Les gens se sont recentrés sur eux-mêmes, et ils viennent de plus en plus dans nos mairies, donc vers nous, en tant que maire, mais pas que, vers nos secrétaires de mairie, en consommant. On consomme un service, on ne fait plus partie d’une communauté, d’un tout, d’une collectivité, on consomme un service et on considère tous qu’on est expert dans notre domaine, qu’on a lu la réponse qui allait bien sur Google et qu’on peut se permettre de faire un commentaire très désagréable sur les réseaux sociaux.
Vous comprenez qu’il puisse y avoir autant de haine, autant de tensions autour d’un lieu de culte ?En quoi c’est un lieu de culte ? ce n’est plus une église car elle a été désacralisée. Mais ça vaut pour différents sujets. Vous avez un tombeau d’insultes qui tombe sur les réseaux sociaux, alors que nous, en tant que maires ruraux, on utilise beaucoup les réseaux sociaux pour passer de l’information, pour expliquer qu’il va y avoir des travaux, pour expliquer la petite photo du chien qui est perdu dans la commune, c’est notre quotidien, et nous, on utilise les réseaux sociaux pour ça.
Mais vous savez très bien que les réseaux sociaux, c’est un déversoir ?Oui, mais ça ne devrait pas. Accepter que ça le soit, c’est le début de la fin de notre République. A un moment, il faut que l’État mette les moyens aussi sur ce côté-là. Il faut contrôler, ça paraît juste évident, on regarde bien le contrôle qui peut être fait dans le cadre d’une campagne municipale entre deux candidats sur ce qui est dit, sur ce que l’on ne doit pas dire. Alors pourquoi on laisse des gens dire tout ce qu’ils veulent sur les réseaux sociaux ?

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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