INFO ACTU LYON. Le mouvement « Bloquons tout » s’invite sans surprise dans la campagne des municipales 2026 à Lyon.
Après des violences survenues mercredi 10 septembre dans plusieurs arrondissements au premier jour de la mobilisation, le camp de Jean-Michel Aulas cible le maire écologiste Grégory Doucet. La conseillère municipale LR Béatrice de Montille et soutien du futur candidat dénonce dans une déclaration à actu Lyon « des alliés politiques de M. Doucet qui assument de soutenir ces mouvements violents. »
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« Des alliés politiques de M. Doucet assument de soutenir ces mouvements violents »
« Nous comprenons profondément l’inquiétude exprimée par beaucoup des Lyonnais face à la situation du pays. La défense du pouvoir d’achat, des services publics et du bien-être collectif est une cause légitime, et nous y sommes particulièrement attentifs, avec Jean-Michel Aulas. Mais nous ne croyons pas que la violence et le blocage du pays soient une réponse. Paralyser la France, c’est fragiliser ceux qui en ont le plus besoin : les familles, les petites entreprises, les salariés qui n’ont pas de marge de manœuvre. À Lyon, les affrontements et les violences choquent les habitants : ce n’est pas la voix du peuple, c’est celle d’une minorité radicale qui veut imposer sa loi par la force », assure la cheffe d’entreprise.
« Ce qui est grave, c’est que des alliés politiques de M. Doucet assument de soutenir ces mouvements violents. On ne peut pas prétendre gouverner une ville et, dans le même temps, cautionner ceux qui la troublent et la mettent en danger », dénonce la responsable LR.
Au niveau national, le parti des Ecologistes, le PS ou encore LFI ont apporté leur soutien au mouvement « Bloquons tout » contrairement au RN, à LR ou à la Macronie.

Inquiétudes pour les commerçants
La soutien de Jean-Michel Aulas déplore aussi l’impact sur les commerçants des zones frappées par les violences.
Nous pensons aussi aux commerçants du centre-ville, contraints de se barricader une nouvelle fois pour protéger leurs établissements. Ces scènes sont indignes d’une grande ville comme Lyon et traduisent l’abandon dans lequel on a laissé ceux qui créent de l’activité et de l’emploi.
Dès mardi, plusieurs commerçants ont protégé leurs vitrines dans le centre par craintes de casses ou de pillages.
Les blocages doivent se faire « de manière pacifique et respectueuse »
Le maire de Lyon Grégory Doucet, interrogé lundi sur le mouvement « Bloquons tout », avait assuré :
« Les appels au blocage traduisent une volonté de certains citoyens d’envoyer un message aux responsables politiques nationaux. Il y a des inquiétudes, parfois même de la colère […] Cela doit toutefois se faire de manière pacifique et respectueuse, tant des personnes que des biens publics et privés. Avec la préfecture, nous nous préparons pour que tout se déroule dans les meilleures conditions ».
L’élu écologiste a aussi été interpellé publiquement mardi par un autre candidat aux municipales, Georges Képénékian. Il appelait le maire à « tout faire » pour éviter les violences.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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