Cantal : « c’est une tentative d’assassinat » pour le maire agressé

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Il était 3h du matin ce jeudi 16 mai 2024 quand Michel Fel décide de se relever pour travailler dans son salon. Il s’installe devant son ordinateur quand il entend un grand bruit, se retourne et voit devant sa fenêtre des flammes qui jaillirent à l’extérieur. Rapidement il réussit à circonscrire le début d’incendie et alerte les secours.

L’enfant du pays se sent depuis destabillisé

Ce maire sans étiquette d’une petite commune de 800 habitants, Saint-Etienne-de-Maurs, voit dans cet acte une tentative de déstabilisation de la démocratie. « Si on m’attaque, c’est, je pense, pour attaquer en premier la démocratie. J’en suis à mon deuxième mandat de maire, le troisième en tant qu’élu, je prends des décisions en concertation avec mon conseil municipal, si c’est une atteinte à ma personne pour une décision prise en concertation, alors je ne comprends pas », affirme-t-il. 

« Je ne me laisserai pas faire, je ne plierai pas, je vais rester en fonction »

Michel Fel

Michel Fel n’avait jamais été confronté à une telle violence. Bien que des tensions existent naturellement dans l’exercice de ses fonctions, il assure que « rien ne justifie cet acte ». Selon lui, « ce sont des gens qui veulent perturber les esprits pour que plus personne ne s’y retrouve » .

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La gravité de l’attaque a poussé le maire à réagir fermement. « J’ai porté plainte, et je porterai mon courage jusqu’à ce que le ou les auteurs soient sévèrement punis. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison, et je vous assure que la police, le procureur, tout le monde est déterminé. Ça ne va pas s’arrêter là, je ne vais rien laisser passer, c’est trop grave » , martèle-t-il.

Une enquête en cours

Le parquet d’Aurillac a rapidement ouvert une enquête pour « tentative de dégradation par moyen dangereux pour les personnes » . L’affaire a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d’Aurillac, et les investigations avancent. « Aujourd’hui, l’enquête est toujours en cours et je me garderai bien de vous divulguer ce qu’elle a donné, mais elle avance » , indique Michel Fel.

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Malgré les soutiens nombreux des élus locaux et de l’État, représenté par le préfet Laurent Buchaillat, le maire est encore dans l’incertitude quant aux motivations de cette attaque. Car Michel Fel occupe plusieurs fonctions aux syndicats intercommunaux, ce qui pourrait expliquer, selon lui, certains mécontentements. « Nous avions parlé d’une augmentation possible de 20 € par foyer, mais je ne peux pas croire que ce soit la raison d’un tel agissement. On peut parler, débattre, mais pas en arriver à de tels extrêmes » .

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La nouvelle mairie de Saint-Etienne-de-Maurs.
La nouvelle mairie, construction récente qui jouxte l’ancien bâtiment, à Saint-Etienne-de-Maurs. ©Marie Boudon

Une vie bouleversée

Cet événement a profondément marqué Michel Fel et sa famille. « Vous ne pouvez pas avoir vécu ça sans en garder de traces. Ma famille aussi est marquée. Je garde parfois mon petit-fils de 3 ans et imaginer qu’il aurait pu être dans la maison cette nuit-là me glace le sang » .

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Malgré cette perturbation, Michel Fel reste résolu à poursuivre ses fonctions. Il prévoit de soumettre au prochain conseil municipal en juin une proposition pour installer des caméras de vidéosurveillance dans la commune. « On verra ce qu’en pensera le conseil, car un maire ne prend jamais de décision unilatérale » , précise-t-il.

La détermination du maire à ne pas céder face à cette tentative d’intimidation est claire. « Ils ne me feront pas démissionner » , conclut-il.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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