Besançon Un élu, ça se respecte

, Besançon Un élu, ça se respecte

La venue de Marine Tondelier dans le Doubs était l’occasion pour Les Écologistes locaux d’organiser un débat inversé, où les citoyens étaient invités à poser leurs questions à la secrétaire nationale du parti, mais aussi à Dominique Voynet, députée de la 2e circonscription du Doubs et Anthony Poulin, adjoint d’Anne Vignot en charge des finances. Si la soirée s’est déroulée dans une ambiance sereine et une volonté de construction, un incident a toutefois provoqué quelques minutes de flottement.

Alors qu’il avait posé la première question de la soirée, Kévin, un jeune homme d’une vingtaine d’années, ne sera pas satisfait des réponses apportées par l’adjoint bisontin et ne manquera pas de le faire savoir, à l’aide de remarques déplacées et de propos menaçants, puis insultants. Présent au sein d’un public qui manifestait un mécontentement certain, Benoît Cypriani, adjoint en charge de la sécurité, est allé à sa rencontre à deux reprises afin de lui demander de se calmer. Un double échec qui poussera l’élu à demander au perturbateur de quitter les lieux. Ce dernier s’exécutera, sans aucune bonne volonté et en menaçant l’adjoint à la sécurité. Des menaces qu’il finira par mettre à exécution en tentant d’asséner un coup au visage de l’écologiste. Protégé par ses réflexes et par deux militants, l’élu s’en tire avec plus de peur que de mal, mais cela doit alerter tous les citoyens.

L’objectif n’est pas de faire de Benoît Cypriani une nouvelle Marianne, mais à chaque acte de violence envers un élu, quel qu’il soit, c’est l’ensemble des valeurs de la République qui mettent un genou à terre. Il est nécessaire d’agir avant qu’un drame ne survienne. La loi de mars 2024 visant à protéger les maires et élus locaux ne suffira pas. Il est temps d’apaiser le débat public, aussi bien dans les assemblées des collectivités que dans les meetings et manifestations. Si les élus ont un devoir d’exemplarité supérieur à la moyenne, leur droit à être protégé est tout aussi important. À quelques mois des élections, n’oublions pas que le conseil municipal a vocation à représenter les citoyens. Ce matin, ce sont tous les Bisontins qui sont victimes de la tentative d’agression subie par Benoît Cypriani.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source