Besançon La vidéosurveillance écarte la piste d’une « agression homophobe » en ville

, Besançon La vidéosurveillance écarte la piste d’une « agression homophobe » en ville

Des fractures à la mâchoire, sur la boîte crânienne et le nerf optique touché. Le bilan est lourd pour Matthews. L’homme âgé de 28 ans s’est réveillé sur le quai de Strasbourg à Besançon, au petit matin ce dimanche 18 août. Couvert de plaies et d’ecchymoses, sans souvenir précis de sa soirée, il a immédiatement imaginé le pire et dénoncé une violente agression sur les réseaux sociaux.

« Je ne me souviens pas avoir quitté la discothèque »

« J’ai passé la soirée dans un bar samedi soir et aux alentours de 2 h 30 du matin, je suis allé dans une boîte de nuit avec un ami, détaille le jeune homme. Au comptoir, j’ai retrouvé une copine. Nous avons pris des verres et discuté ensemble. Je me souviens avoir eu un échange avec un homme qui m’a dit “Arrête de draguer les femmes”. Je lui ai indiqué que je n’étais pas intéressé par les filles. » La suite est beaucoup plus floue dans l’esprit de Matthews : « J’avais bu et je ne me souviens pas avoir quitté la discothèque ».

À 7 h du matin, il va se réveiller allongé sur un trottoir, quai de Strasbourg. « J’ai senti que j’avais le visage déformé et j’ai vu du sang sur mes mains. La seule chose que j’avais en tête, c’était de rentrer chez moi. J’ai eu du mal à monter les cinq étages et je me suis endormi dans mon lit ». Au réveil, perclus de douleurs, il prévient sa voisine qui va immédiatement appeler les secours.

Une chute très violente au sol

L’examen et les radios ont révélé la présence de multiples fractures au visage, sur le côté droit. « J’ai une fracture intracrânienne et le nerf optique est touché. Pour le moment, je ne vois plus du tout. Les médecins ne savent pas si cela reviendra ». Un bilan lourd qu’il a immédiatement attribué à une agression.

Ce mercredi 21 août, son témoignage a été massivement partagé sur les réseaux sociaux. La maire de la ville, Anne Vignot, a dénoncé cette agression « homophobe » sur ses réseaux sociaux. « Aux côtés des élus de la majorité municipale, je condamne fermement l’agression homophobe survenue ce week-end à Besançon. » De nombreuses associations lui ont emboîté le pas pour dénoncer ces faits.

Enquête de police

En parallèle, une enquête de police a été ouverte. Les fonctionnaires ont réquisitionné les caméras situées aux abords du quai qui ont livré une tout autre histoire. Sur les images, on voit clairement Matthews marcher seul, avant de tomber lourdement au sol. Il va rester plusieurs heures au sol, inanimé, avant de reprendre ses esprits. Aucun agresseur n’est présent et la victime n’a pas reçu de coup. « Je dois me rendre jeudi au commissariat pour visionner ces vidéos avec les policiers », indique le jeune homme, tout juste sorti de l’hôpital ce mercredi soir.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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