
Voir mon actu
Le maire Jean-Pierre Le Roux encore en vacances, c’est son adjoint Michel Federici qui a dirigé les débats lors du conseil municipal du 27 août 2024 de Beaumont-le-Roger (Eure).
L’ordre du jour était léger, mais l’atmosphère pesante. Comme il est d’usage à Beaumont, un tour de table a été fait en fin de séance. Et lors de ce tour de table, il n’a été question que d’insécurité, ou presque.
Tous les jours, ils en parlent
« L’insécurité, tous les jours, les gens m’en parlent. Ce n’était pas comme ça avant. » Premier invité à prendre la parole une fois l’ordre du jour épuisé, Patrice Soto n’y est pas allé par quatre chemins, et la plupart des conseillers ont fait de même ensuite.
À lire aussi
Et d’évoquer conflits de voisinage, sur fond de drogue et alcool, tapages nocturnes, incendies, dégradations et cambriolages. Certains de ces faits divers ont été évoqués dans nos colonnes, d’autres non car ils semblent journaliers ou presque.
Nous avons notamment trois ou quatre perturbateurs à Beaumont. Des procédures les visant sont en cours.
« C’est vrai que c’est un sujet de préoccupation, mais certains de ses faits émanent toujours des mêmes personnes, que nous élus et les gendarmes connaissons bien. Nous avons notamment trois ou quatre perturbateurs à Beaumont. Des procédures les visant sont en cours », relativise Michel Federici.
Des pistes de travail
Oui mais voilà, certains élus manifestent une certaine impatience. « Certains délinquants, mineurs, n’ont pas peur des gendarmes, au contraire ils les insultent quand ils les voient, et ne vont jamais en prison », relève un élu.
À lire aussi
Un autre a fait état d’un récent faits divers, un règlement de comptes à coups de couteau, dans la nuit du 6 au 7 août dernier. Un des protagonistes de cette affaire, un Beaumontais, majeur celui-ci, avait été placé en garde à vue mais libéré ensuite, dans l’attente d’un procès.
« Ça va mal finir », craint un conseiller. « On va créer une milice », a suggéré un autre… sous forme de boutade, si on se fie au rire crispé de l’intéressé…
Pas de solution miracle
Que faire ? Les élus présents ce 27 août n’ont pas de solution miracle mais promettent de ne pas rester les bras ballants.
Concrètement, une expérience avait été menée sur l’éclairage public, les élus décidant de le rallumer la nuit dans certains endroits. L’expérience ne serait, selon gendarmes et élus, pas concluante. Elle devrait être abandonnée après une durée de seulement un mois.
Prendre un arrêté de type « couvre-feu » interdisant la présence de mineurs dans les rues après une certaine heure ? Le maire Jean-Pierre Le Roux avait voulu le faire il y a quelques années mais son projet avait été retoqué par la préfecture.
Créer une police municipale ? C’est coûteux…
Installer plus de caméras de vidéoprotection ? C’est prévu. 17 caméras de ce type sont déjà déployées dans 12 zones ou quartiers de Beaumont-le-Roger. Elles sont en service depuis un an et, selon élus et gendarmes, auraient permis la résolution de certaines affaires. D’autres devraient être installées.
Ce qu’aimeraient les élus, c’est voir davantage de gendarmes à Beaumont. Ils ne contestent pas le bon travail effectué « mais il n’y en a pas assez », estime un conseiller.
« Leur secteur est trop étendu, et ils ne peuvent être en même temps à Brionne et Beaumont », dit ce dernier, peu optimiste sur les semaines et mois à venir. « Beaucoup n’ont pas pris de congés cet été à cause des Jeux olympiques, ils vont le faire maintenant, sans être remplacés », souligne cet élu.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
Source de l’article : Source
