Au lendemain de l’attaque, l’émotion et des interrogations sur la sécurité de l’hôtel de ville d’Angoulême

, Au lendemain de l’attaque, l’émotion et des interrogations sur la sécurité de l’hôtel de ville d’Angoulême

Cédric Michel a discuté avec les deux policiers municipaux arrivés en premier sur les lieux. « L’un d’eux est un ami », introduit le président national du Syndicat de défense des policiers municipaux. Il livre un récit des faits à la première personne.

Lorsque les agents se présentent au premier étage de la mairie, l’assaillant a déjà mis le feu au mobilier. Ils tentent de le maîtriser avec un coup de matraque. « Le gars n’a pas bronché », rapporte le syndicaliste. Un des deux policiers glisse alors sur le carburant répandu au sol. « L’individu est susceptible à tout moment de l’enflammer. (L’agent) aurait pu prendre comme une mèche ! » Devant l’urgence, le second policier ouvre le feu et touche l’agresseur à la poitrine.

« Il n’a pas flanché de suite »

« Ils ont été stupéfaits de la résistance du gars, informe Cédric Michel. Il n’a pas flanché de suite, ils l’ont extrait à cause du feu mais il se débattait encore à l’accueil. » C’est là que les agents parviennent à l’immobiliser. Dans la bagarre, un des policiers a été légèrement brûlé au doigt.

« Après coup, ils ont réalisé qu’ils avaient eu vraiment chaud. » « Les assistantes et les policiers vont bien », rassure le maire Xavier Bonnefont. Choqués, ils bénéficient de jours de repos « pour se requinquer ».

Filtrages à l’entrée

Passée l’émotion, place aux interrogations. Comment mieux assurer la sécurité des locaux ? Élus et syndicats partagent une même opinion. « C’est un équilibre délicat entre sécurisation et nécessité de garder le service public ouvert à tous », exprime Raphaël Manzanas, élu de l’opposition. « Je ne souhaite pas que l’hôtel de ville devienne Fort Alamo », écarte aussi Xavier Bonnefont.

L’assaillant a profité de la sortie d’un agent pour traverser la porte sécurisée de l’accueil. « Je souhaite réduire les flux de personnes », annonce le maire. « Des choses s’imposeront », prévient-il. Dès jeudi matin, il a saisi la direction générale de la Ville « pour recevoir des propositions à très court terme, moyen et long termes ». Un sas de sécurité ? « C’est compliqué car il y a plusieurs accès à la cour et différents bureaux donnent sur celle-ci. »

Dans l’immédiat, des agents de police municipale ont été positionnés à l’entrée. Une société de sécurité privée doit prendre le relais ces prochains jours « pour un temps plus long », avec fouille des sacs et raquette de détection de métaux. « Je ne serai pas le maire qui fera prendre des risques supplémentaires aux agents. »

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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