
Cette décision intervient peu après qu’un médecin généraliste de l’association a été frappé au visage par plusieurs jeunes de la cité des Œillets, alors qu’il venait de prendre en photo une poubelle brûlée.
Le Figaro Marseille
L’incident n’a pas manqué d’émouvoir et de faire parler à Toulon. Dimanche dernier, un praticien exerçant pour le compte de SOS Médecins dans la cité des Œillets de Toulon a été violemment agressé par plusieurs personnes, alors qu’il sortait tout juste d’une consultation avec un patient. L’affaire a conduit l’association à prendre la décision de ne plus revenir soigner dans le quartier de manière temporaire.
Comme rapporté par voie de presse, les faits se sont produits en pleine rue. Le soignant, interpellé par la vision d’une poubelle enflammée, a sorti son téléphone de sa poche pour filmer la scène. Plusieurs jeunes individus l’ont alors pris à partie, le poursuivant avant de le frapper à plusieurs reprises au visage. Le médecin est parvenu à quitter les lieux au volant de sa voiture, heureusement sans être gravement blessé mais en état de choc.
«Il va bien, sur le moment avec l’adrénaline il a souhaité continuer le travail. Ce n’est que le lendemain qu’il s’est retrouvé choqué», assure Gérald Dauphin, président de SOS Médecins à Toulon, auprès du Figaro. Quelques jours après les faits, ce praticien «d’expérience» a finalement pu reprendre son activité, mais son association a pris la décision de ne plus assurer ses missions à domicile dans la cité des Œillets.
Si la situation s’apaise dans le futur, nous y retournerons. Nous sommes désolés pour les habitants à qui on ne peut plus rendre visite, mais nous devons également faire des choix car nous ne pouvons pas répondre aux demandes de tout le monde
Le docteur Gérald Dauphin, président de l’association SOS Médecins à Toulon
«Mon problème principal, c’est la pérennité de l’association. Il faut pouvoir recruter des médecins. Lorsqu’il y a des complications comme dans ce genre de cas, c’est propre à dissuader les médecins de se rendre dans un quartier afin d’y faire des visites», explique le docteur Gérald Dauphin, confirmant que cette décision n’est pas sans précédent puisque des coups de feu avaient déjà conduit l’association à ne plus se rendre dans la cité pendant quelque temps.
«Si la situation s’apaise, nous y retournerons»
«Si la situation s’apaise dans le futur, nous y retournerons. Nous sommes désolés pour les habitants à qui on ne peut plus rendre visite, mais nous devons également faire des choix car nous ne pouvons pas répondre aux demandes de tout le monde», soutient-il, en expliquant que ce type d’incidents cache aussi de nombreux problèmes d’accès aux soins dans la zone. «L’an dernier, nous avons assuré près de 162.000 rendez-vous. On ne peut pas assurer toutes les visites partout, surtout quand 20.000 de ces rendez-vous ne sont pas honorés par les patients», poursuit Gérald Dauphin, qui soutient que des «problèmes d’accès» à certains quartiers empêchent déjà l’association de se rendre dans d’autres copropriétés sensibles, comme Le Bosquet.
En janvier 2022, le personnel de SOS Médecins à Toulon avait fait valoir son droit de retrait après la violente agression d’un soignant dans le quartier du Pont-du-Las, dont le matériel et le véhicule avaient été dérobés. L’activité des praticiens y avait cessé pendant près de 48 heures.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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