Face à l’augmentation des agressions envers les professionnels de santé, le Lot signe un protocole pour mieux les protéger et accompagner. Les représentants des différents ordres des soignants témoignent des violences quotidiennes vécues par leurs confrères.
Depuis quelque temps, les soignants sont de plus en plus victimes de violences de la part des patients et de leur entourage. Des remarques désobligeantes, des actes malveillants… Cette recrudescence concerne tous les corps de métiers du milieu de la santé : infirmier, kiné, médecin généraliste, sage-femme etc. « On a vu plusieurs agressions lors de gardes, de visites médicales ou de visites à domicile, c’est effrayant », affirme Françoise de Meixmoron, présidente de l’ordre des médecins du Lot. « On est aussi victimes de vols et d’incivilités », ajoute-t-elle.
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« On est à un niveau de tolérance inacceptable »
Difficile de donner des chiffres sur cette tendance, puisque très peu de professionnels déposent plainte. La préfecture et le parquet se sont basés sur les témoignages des différents ordres qui font des remontées. Cette année, un médecin s’est fait agresser au sein de son cabinet à Figeac vers 23 h, l’auteur présumé a depuis été déféré. Si aucun fait n’a été relevé au niveau du secteur de Cahors cette année, le commissaire Philippe Surlapierre rappelle tout de même que l’automne 2024 a été compliqué du côté des officines : « Il y avait un sentiment d’insécurité suite à l’agression d’une pharmacienne par une toxicomane et la série de cambriolages. On a veillé à les accompagner en faisant des rondes, ce qui a permis de les rassurer. Toutes ces affaires ont abouti à des interpellations ».
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Les témoignages des représentants des ordres sont nombreux et inquiétants : « Les assistantes et les secrétaires sont aussi touchées par ces agressions. Elles se font insulter au téléphone parce qu’il n’y a pas de créneaux disponibles, les dentistes sont surbookés, ils font comme ils peuvent. Elles sont détachées de ces actes aujourd’hui », raconte un représentant de l’ordre des chirurgiens-dentistes. « On est face à une confluence de deux courants. D’un côté, les médecins aiment leur travail, ils ont de l’empathie envers leur patient mais de l’autre, le système de santé est en grande difficulté, avec des délais très longs et une attente très forte des patients, explique Françoise de Meixmoron. On en arrive à cette agressivité, mais aujourd’hui on est à un niveau de tolérance inacceptable. »
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Un protocole départemental signé entre l’État et les ordres
C’est dans ce contexte que sept représentants des ordres, l’ARS, la gendarmerie, la police nationale, le parquet et la préfecture ont signé un protocole départemental de prise en charge des violences à l’égard des professionnels de santé, ce mardi 17 juin. L’objectif est de simplifier les démarches pour les dépôts de plainte et les sensibiliser sur leur droit et les outils mis à leur disposition en cas d’agression.

« Ce sont des soignants, ces incivilités sont intolérables. À nous de trouver les circuits les plus courts pour les aider dans leur procédure », explique Claire Raulin, préfète du Lot. « Toute situation inquiétante appellera à une réponse de notre part », affirme la procureure du département, Clara Ribeiro. « On espère une hausse du nombre de plaintes, non pas pour inciter à la violence, mais il faut montrer que ces violences existent et que ça se sache », conclut-elle.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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