Agressions au couteau en série à Marseille et Arles pendant ce week-end de la Toussaint

, Agressions au couteau en série à Marseille et Arles pendant ce week-end de la Toussaint

Les agressions à l’arme blanche se sont succédé dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre dans plusieurs arrondissements de Marseille et jusqu’à Arles.

/ photo d’illustration Valérie FARINE

10 397 attaques à l’arme blanche ont été recensées en France en 2024. Un chiffre inquiétant qui ne cesse d’augmenter ces dernières années et dont les illustrations se sont multipliées à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône en ce week-end de la Toussaint comme une norme de résolution des conflits.

Dans la cité phocéenne, pour la seule nuit du 31 octobre au 1er novembre, quatre victimes d’agressions à l’arme blanche ont été transportées à l’hôpital, tandis qu’une cinquième était signalée à Arles. Si leur pronostic vital n’était pas engagé, l’une d’entre elles risque néanmoins d’être défigurée par une large plaie au visage allant de la bouche à l’oreille.

Une plaie de la bouche à l’oreille

Les motifs de ces coups de couteau qui ont taillé des mains, échancré un front, balafré des dos et des abdomens, mobilisé marins-pompiers et policiers dans quatre arrondissements de Marseille et aux abords du centre commercial Fourchon à Arles ? Un différend familial entre deux cousins dans le 14e, un conflit entre une prostituée, son client et les « protecteurs » de la première sur le boulevard Chave dans le 5e, une « embrouille » au cours d’une soirée dans le même arrondissement, mais cette fois-ci rue Horace Bertin, qui s’est soldée par 5 coups de couteau, un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants sur la place des Marseillaises dans le 1er arrondissement, un affrontement entre bandes rivales à Arles qui s’étaient donné rendez-vous à Pont-de-Crau pour un match retour où l’usage du couteau le disputait à celui de la barre de fer…

Le couteau sous la gorge pour une veste

À l’arrêt de tramway des Caillols, dans le 11e arrondissement, vendredi soir dernier, c’est un jeune homme qui a subi un vol sous la menace d’une arme blanche, assailli par une dizaine d’individus qui lui auraient mis un couteau sous la gorge pour s’emparer de sa veste.

Ces agressions confirment le phénomène de multiplication des blessures au couteau : une arme blanche de plus en plus couramment répandue à Marseille, y compris chez les plus jeunes pour lesquels avoir un couteau dans son sac à dos ou sa sacoche semble s’être banalisé. D’autant que se procurer une arme blanche est devenu très facile : en quelques clics sur TikTok ou autre réseau social, on a accès à des boutiques en ligne de lames létales sans vérification d’âge, pour quelques dizaines d’euros.

« Un phénomène qui concerne n’importe quel territoire et des profils variés »

Après la mort fin avril dernier d’une lycéenne de 15 ans dans une attaque au couteau dans un lycée de Nantes, la députée Horizons Naïma Moutchou avait été missionnée par le Premier ministre d’alors, François Bayrou, pour rédiger un rapport sur les armes blanches. Remis fin mai, le rapport édifiant relevait que la détention d’armes blanches par des mineurs est devenue « un phénomène » en France qui concerne « n’importe quel territoire » et des profils variés.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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