Les juifs sont une petite minorité en France. Une minorité discrète, souvent assimilée, parfois invisible. Après des siècles de persécutions, d’exils, de pogroms, puis la Shoah, ils avaient cru, à raison, qu’ils pouvaient enfin baisser la garde. Que la République les protégerait. Que l’antisémitisme appartenait à l’Histoire. Ils avaient tort.
Ce samedi 22 mars 2025, en plein cœur d’Orléans, un rabbin, Arié Engelberg, a été agressé devant son fils de neuf ans. Frappé, insulté, mordu. Parce qu’il est juif. Son agresseur, un jeune homme de 16 ans, aux identités multiples — marocaine, palestinienne —, lui a demandé s’il était juif, avant de le rouer de coups. L’agression est brutale, directe, lâche. Elle est aussi symbolique : elle vise un homme de foi, un père de famille, à la sortie de la synagogue. C’est un message de terreur adressé à toute une communauté.
Oui, l’antisémitisme est de retour. Mais il n’a pas surgi de nulle part. Il a changé de visage. Il n’est plus celui, rance et délirant, de l’extrême droite d’hier. Il est désormais celui, assumé, d’une partie de la jeunesse radicalisée, nourrie à la haine d’Israël, au complotisme islamiste et aux délires anti-riches (auxquels sont associés les juifs par préjugé et bêtise) de l’extrême gauche. Il est parfois travesti en antisionisme, en défense des opprimés, en soutien à Gaza. Mais au fond, c’est toujours la même haine des juifs. La haine la plus vieille du monde.
Les condamnations politiques ont été nombreuses. Emmanuel Macron a dénoncé « le poison » de l’antisémitisme. Gérald Darmanin a parlé de fermeté. Le RN a pointé du doigt l’extrême gauche. LFI a condamné du bout des lèvres. Mais comment croire ceux qui, depuis des mois, relativisent l’antisémitisme sous prétexte de solidarité avec la Palestine ? Comment prendre au sérieux ceux qui hurlent contre l’islamophobie imaginaire mais minimisent l’antisémitisme réel, quotidien, concret, sanglant ? Ceux-là portent une responsabilité immense. Ils ont abandonné les juifs de France. Ou pire : ils ont légitimé, parfois à demi-mot, la haine dont ils sont aujourd’hui les cibles.
Ce qui s’est passé à Orléans n’est pas un fait divers. C’est un signal. Un de plus. Après l’affaire Sarah Halimi, après Mireille Knoll, après les insultes dans les lycées, les tags sur les murs, les insultes sur les réseaux, voici venu le temps des agressions en pleine rue. Et demain ? Devra-t-on cacher sa kippa ? Fuir certains quartiers ? Quitter la France ?
Non, les juifs de France sont Français et ne céderont pas à la menace et à la terreur.
Mais la République doit dire stop, et le dire fort.
L’antisémitisme n’est pas une opinion. C’est un crime. Et le tolérer, c’est déjà y céder.
Michel Taube

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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