
Deux fillettes de 7 et 11 ans ont été légèrement blessées par un homme qui les agressées au couteau, ce jeudi en début d’après-midi, à proximité d’une école de Souffelweyersheim au nord de Strasbourg. L’individu qui a été interpellé présente « des fragilités psychiatriques » selon le parquet. Les enfants des établissements scolaires de la commune ont été confinés pendant deux heures. Les parents, très inquiets, ont pu les récupérer vers 16h.
« On n’a pas les mots », témoigne Fabiola, venue chercher deux de ses enfants à l’école Dannenberger, « on est choqués, on se demande si nos enfants sont en sécurité. Ils ont tout vu, c’est dérangeant à cet âge ». Les parents, qui sont entrés par groupe de dix dans l’établissement, partagent la même hâte de serrer leurs petits dans les bras, mais s’interrogent aussi sur la manière d’aborder le sujet.
« On se demande comment on va accueillir les émotions des enfants » reconnaît Marie, venue chercher son fils en CE2. Elle parle de « cauchemar » d’autant qu’elle a reçu des messages « de la France entière, mes amis, ma famille », pour prendre des nouvelles. « Je ne sais pas quoi dire à ma fille » s’interroge aussi Mehmet. « D’habitude, elle est bavarde et là, elle ne dit rien », s’inquiète le papa, devant la fillette, élève en CE1, qui voit comme « un réconfort de l’avoir » avec lui.
Une cellule psychologique à l’école ce vendredi
« Je vais bien » affirme de son côté Malak, une adolescente qui a vu l’une des agressions. Il a « attrapé ma copine, il lui a un peu égratigné la joue » avec un « petit couteau » avec un « manche en bois » , puis « il a couru », raconte-t-elle devant sa mère.
Comment prendre en compte ces récits ? « La réponse doit être graduée en fonction de la situation de chacun », estime Dominique Mastelli psychiatre au CHU de Strasbourg, qui s’est rendu à l’école. Il se veut rassurant : « Les professionnels savent aujourd’hui s’adresser à chacun avec des outils spécifiques de pédopsychiatrie, des outils de médiation, des jeux, des jouets, des dessins pour pouvoir être au plus près des enfants ». Et pour les familles qui se demandent si elles doivent envoyer leurs enfants en classe ce vendredi, dernier jour avant les vacances de printemps, un poste d’urgence médico-psychologique sera monté dans l’école « pour tous ceux qui en ont besoin ».
« Pourquoi s’en prendre à nos enfants ? »
Dans une commune sans histoire particulière et dans un quartier tranquille, les familles ne comprennent pas pourquoi un tel événement à pu se produire. « C’est un cauchemar, on croit toujours que ça arrive aux autres » souffle Marie, « on est dans un village, on se sent en sécurité ».
« C’est la sidération », renchérit le maire Pierre Perrin, « On ne pensait pas que ça puisse nous arriver dans une petite ville où la situation est relativement calme. On n’a pas de difficultés. Donc, pourquoi cet individu est venu s’en prendre à nos enfants ici ? Je ne sais pas. On va le comprendre peut être dans les jours qui viennent. »
Le maire de Souffelweyersheim a une pensée pour l’adolescente de 14 ans, victime d’un malaise cardiaque dans un autre établissement, le collège des Sept Arpents. Selon les informations de la préfecture du Bas-Rhin, la jeune fille a été transférée à l’hôpital « en urgence absolue après avoir fait un malaise cardiaque lors du confinement décidé pendant l’agression au couteau ».
La sécurité en question
L’affaire soulève la question de la sécurité aux abords des établissements scolaires, le jour même où le Premier ministre Gabriel Attal annonce des mesures contre la violence des mineurs, mesures qui ont un impact sur l’Education nationale.
« S’attaquer à une école, c’est le pire que l’on puisse imaginer », réagit sur France Bleu Alsace le député Renaissance Bruno Studer, qui ajoute que la sécurité autour des établissements est « déjà très importante ». Il reconnait en revanche que les nombreuses fausses alertes qui se sont multipliées ces dernières semaines « mobilisent les services de sécurité et de l’éducation » et contribuent à un « sentiment d’insécurité ».
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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