
L’agression a fait beaucoup réagir parmi les formations politiques. Ce jeudi matin, le maire de Saint-Brieuc Hervé Guihard a été légèrement blessé à la tête par un homme muni d’un couteau. Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue, quelques heures plus tard, au commissariat de la ville, saisi de l’enquête, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de la ville, Nicolas Heitz, qui a prévu de communiquer dans le courant de l’après-midi.
Le suspect s’en était déjà pris verbalement à l’édile Place publique lors d’une réunion publique à laquelle participait le député européen Raphaël Glucksmann, dans le cadre de la campagne des élections européennes, en février, selon le cabinet du maire à l’AFP. Les motifs de l’agression de ce jeudi, qui a eu lieu dans un café du centre-ville, ne sont pas encore connus. L’homme arrêté souffrirait de problèmes psychologiques, selon une source proche du dossier citée par l’AFP.
« La violence envers nos maires/élus doit cesser »
Le maire, brièvement hospitalisé après avoir reçu des coups au niveau de la tête avec le manche d’un couteau, est « choqué comme on peut l’être après une agression », toujours selon son cabinet. Il ne s’est pour l’heure pas exprimé publiquement, contrairement à nombre d’élus.
Plusieurs de ses collègues de Place publique ou du Parti socialiste lui ont apporté leur soutien. « Tout mon soutien à Hervé Guihard, un homme génial, un maire extraordinaire, mon ami. Il aurait pu mourir sous les coups d’un agresseur qui le menaçait depuis des mois… La violence envers nos maires/élus doit cesser. Ou la démocratie ne survivra pas à la brutalisation permanente », a ainsi réagi sur X Raphaël Glucksmann tandis que la maire de Rennes Nathalie Appéré s’est, parmi d’autres, dite « effarée et préoccupée par ce degré de violence décomplexée ».
La droite LR et le gouvernement sont également intervenus. « S’en prendre à un maire, c’est s’attaquer à la République. Je condamne avec la plus grande fermeté l’agression du maire de Saint-Brieuc dans l’exercice de ses fonctions ce matin », a déclaré la ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation, Catherine Vautrin. « Encore une attaque d’une violence glaçante », a aussi dénoncé le président LR de l’Association des maires de France qui a saisi l’occasion pour plaider en faveur de « sanctions réelles et fortes, et un sursaut civique de toute la population », en écho au programme sécuritaire de « rétablissement de l’ordre » défendu ces derniers jours par Bruneau Retailleau, un autre LR désormais ministre de l’Intérieur.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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