Jeudi 26 septembre, 9 h, dans la cour du commissariat de Saint-Brieuc. La journée du brigadier-chef Richard F. et de ses collègues policiers, a commencé comme tant d’autres. Prise de poste à 6 h 30 et café à 8 h 40. Jusqu’à ce que la routine bascule. Un collègue frappe au carreau, il est au téléphone et lui fait signe. « Je comprends tout de suite que quelque chose se trame », déroule le délégué syndical Unsa-Police. L’ordre lui est donné d’intervenir immédiatement au Bistrot de la Poste, en centre-ville : un homme dangereux armé d’un couteau vient d’agresser le maire et est toujours dans le bar. « Avec mes deux collègues, on saute dans le véhicule. À ce moment-là, on ne connaît pas l’état du maire. Est-il blessé ? Mort ? »
« Comme un animal en cage »
Arrivés devant le bar, l’ambiance est tendue. « Une vingtaine de personnes se tiennent en plein milieu de la voie publique, médusées, et regardent en direction du commerce », déroule le policier. À l’intérieur du café, des chaises sont renversées et les silhouettes de « trois ou quatre personnes » se dessinent. « Dont un individu qui fait les cent pas, comme un animal en cage. Il tient un objet gris à la main », décrit le représentant des forces de l’ordre.
Le trio entre. Voyant l’homme armé, Richard F. dégaine un pistolet à impulsion électrique. Et le pointe sur l’agresseur. « Pendant ce temps, un de mes collègues a commencé à parler avec lui, tandis que le troisième évacuait les gens. » Dont le maire, Hervé Guihard.
« On comprend qu’il a des problèmes psychologiques »
Le face-à-face a lieu. « Dès qu’il nous voit, l’individu lâche l’objet qu’il avait en main (il s’agissait finalement d’une fourchette, NDLR). Il sort alors un grand couteau de cuisine de son blouson et se retranche dans un coin de la pièce. » La tension monte d’un cran. L’homme est « comme une cocotte-minute. Il part dans tous les sens. À un moment, il dit qu’il veut tuer le maire, qu’il veut 100 000 € pour partir à l’étranger, qu’il va se suicider… On comprend qu’il a des problèmes psychologiques ».
Mais pour l’heure, il s’agit de le maîtriser. L’homme est « costaud, il nous fait face et il est déterminé », souligne le brigadier-chef. Des renforts arrivent. Trois collègues du Groupe de sécurité publique, avec un bouclier balistique léger.
« Au péril de notre vie »
« Là, pendant 20 minutes, c’est incessant. L’homme a le couteau en main, il le met tour à tour sur sa carotide en menaçant de mettre fin à ses jours, puis nous menace, puis remet l’arme sur son cœur… » Richard F. le garde alors en joue, à l’affût du moment adéquat.
La brèche s’ouvre enfin : profitant de ce que l’individu écarte les bras, le policier tire avec le pistolet à impulsions électriques. Une première fois. Mais l’individu reste debout. Une seconde fois. « Et là, tous les six, on saute dessus. Au péril de notre vie, parce que l’individu donne des coups de couteau à l’aveugle et je me dis qu’un collègue va se prendre un coup », rapporte le brigadier-chef. Mais ils parviennent à le menotter. Un poignard de plongée est retrouvé dans son blouson. Et l’homme est conduit au commissariat.
Au lendemain, l’intervention a laissé des traces dans l’esprit du gardien de la paix. En 33 ans de carrière, c’est de loin « la plus délicate » qu’il a pu mener. « Ça s’est bien passé mais la situation aurait pu déraper à tout moment, et être dramatique ! Mais on a agi en équipe, comme des copains plus que des collègues. » Lui s’en sort avec un gonflement au poignet et une montre cassée.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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