Agression de Samara: l’enquête administrative pointe “un usage malveillant des réseaux sociaux”

L’enquête administrative demandée par la miistre de l’Education nationale Nicole Belloubet livre ses premiers éléments de réponses. Commencée le vendredi 5 avril, elle devait s’achever le 12 avril, mais se poursuivra encore quelques jours.

L’enquête administrative réalisée par des inspecteurs généraux de l’Education nationale dans le collège de Samara apporte des éléments de réponse pour mieux comprendre les circonstances de l’agression de la jeune fille de 13 ans, rouée de coups le 2 avril à proximité de son établissement scolaire à Montpellier.

Trois mineurs de 14 et 15 ans qui ont reconnu avoir frappé l’adolescente ont été mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire » et placés sous contrôle judiciaire.

"Ce qui est arrivé à Samara, c’est exactement dans la même logique que ce qui est arrivé à Samuel Paty", Thibault de Montbrial, président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure - 04/04
« Ce qui est arrivé à Samara, c’est exactement dans la même logique que ce qui est arrivé à Samuel Paty », Thibault de Montbrial, président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure – 04/04

L’enquête administrative avait alors été demandée par la ministre de l’Education nationale Nicole Belloubet, en parrallèle de l’enquête judiciaire. Enclenchée le 5 avril, elle devait achever le vendredi 12 avril.

Au moment où elle lançait cette enquête, la ministre de l’Education avait promis que son « bras ne tremblera(it) pas » si des fautes ont été commises.

Des « photos-montages humiliants » et « vidéos détournées »

En une semaine, une vingtaine d’entretiens ont été menés pour comprendre les causes et d’éventuels manquements sur cette agression. D’après le communiqué relayé par l’Education nationale, les premiers éléments de l’enquête pointent un « usage malveillant et étendu des réseaux sociaux », via notamment des comptes « Fisha » qui seraient à l’origine des violences.

Ces comptes ont permis la diffusion de « photo-montages humiliants » et de « vidéos détournées », le tout marqué par « un caractère sexiste et sexuel ».

L’enquête a permis aussi d’apprendre que l’établissement connaissait « les situations conflictuelles » entre les élèves concernés et les suivaient de près.

Pour Hassiba, la mère de Samara, savoir est une chose, agir en est autre. « Moi je suis au courant de certaines choses, l’établissement d’autres choses. Je veux juste savoir s’il y a pas de responsabilité qui puisse venir de l’éablissement jusqu’à ce qu’on fasse la lumière sur tout », explique-t-elle au micro de RMC.

L’enquête administrative va se poursuivre la semaine prochaine. Le ministère de l’Education nationale indique dans son communiqué qu’il continuera d’examiner le travail effectué par l’établissement « en matière de suivi médical, d’accompagnement des élèves, de vie scolaire, y compris sur la mise en oeuvre des dispositifs de lutte contre le harcèlement« .

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Les témoins n’ont pas pu être auditionnés en raison des vacances scolaire et de l’émotion encore présente aujourd’hui. Samara n’a pas encore été entendue.

Lucas Lauber avec Mélanie Hennebique

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

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Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

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