« C’est particulièrement choquant parce qu’on vit une semaine avec une violence qui dépasse l’entendement. » Lors du conseil municipal de ce jeudi 15 mai au soir, la maire de Chauffailles, Stéphanie Dumoulin, est revenue en début de séance sur les dramatiques événements qui secouent sa commune.
Présentés en comparution immédiate ce vendredi
Après un hommage à Anzehla Brezkrevna, abattue par des tirs d’arme à feu dans le centre-ville dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 mai, l’édile a évoqué l’agression dont elle a été victime avec sa troisième adjointe, Julie Brunel, par deux individus « fortement alcoolisés et certainement sous stupéfiants qui n’habitent pas la commune », ce mercredi 14 mai au soir, devant la mairie.
Je déplore tous les commentaires absolument lamentables que l’on peut voir sur les réseaux sociaux. À ceux qui demandent « Que fait la maire ? », « Que fait la gendarmerie ? », j’ai envie de répondre que nous sommes souvent en première ligne. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de personnes qui ne font pas grand-chose pour la commune. Certains devraient faire preuve d’un peu de dignité.
« Vu le choc sur les voitures stationnées (les individus ont tenté de foncer sur la foule présente sur la place avant de s’encastrer dans trois véhicules, N.D.L.R.), si quelqu’un s’était trouvé sur la trajectoire de la voiture, je pense malheureusement qu’on aurait eu un deuxième drame dans la semaine », a déploré Stéphanie Dumoulin, très émue. « On était déjà fortement éprouvées, la soirée a été compliquée. »
Celle-ci a annoncé se rendre à l’audience de comparution immédiate de ce vendredi 16 mai au tribunal de Mâcon, lors de laquelle seront jugés les deux individus, en compagnie de son adjointe. Les deux élues se porteront d’ailleurs parties civiles.
Une solidarité soulignée
De son côté, l’adjointe Julie Brunel a tenu remercier une nouvelle fois les personnes intervenues pour lui venir en aide : « Nous aurions vraiment pu avoir un massacre dans Chauffailles. J’espère que nous, au niveau de la collectivité, ferons quelque chose pour ces personnes-là, pour les mettre à l’honneur. Elles montrent que Chauffailles n’est pas qu’une ville où il se passe des catastrophes, mais qu’il y a également de la solidarité. Il y a des choses bien se passent aussi ici et il faut le souligner. »
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
