Agression à l’arme blanche à Metz : trois personnes en garde à vue

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Ces jeunes hommes de nationalité afghane et âgés de 27 et 29 ans ont été interpellés et placés en garde à vue mardi en fin d’après-midi. Ils ont été déférés jeudi soir. Deux ont été mis en examen pour tentatives de meurtres et le troisième pour soustraction d’un criminel à l’arrestation ou aux recherches, a précisé Thomas Bernard. Tous les trois ont été placés en détention provisoire.

Les cinq hommes qui ont été blessés à l’arme blanche, dont deux grièvement, sont hors de danger, a également indiqué le parquet de Metz, qui avait écarté tout motif terroriste. Il n’y a « plus aucun pronostic vital engagé. »

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Les faits se sont produits vers 10 h 30 à proximité d’une supérette et impliqueraient plusieurs auteurs en fuite. Le mobile terroriste est exclu et l’hypothèse retenue à ce stade serait un contexte d’extorsion de fonds, a précisé le procureur. Une enquête a été ouverte du chef de tentative de meurtre et confiée au service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Metz. Les pompiers avaient pris en charge quatre blessés à l’arme blanche, dont un léger, qui ont été emmenés à l’hôpital Mercy de Metz. Une autre personne blessée s’est rendue à l’hôpital par ses propres moyens.

Une source policière a évoqué un possible règlement de comptes. Selon certaines sources, des violences auraient aussi eu lieu à l’intérieur de la supérette. « Quelqu’un m’a dit que la personne est rentrée avec une hache » dans l’épicerie, raconte une dame du quartier. « J’habite ici depuis dix ans, ce genre de choses ça me choque pas, on sait comment c’est Borny, alors on s’étonne plus. » Selon une autre source policière, les victimes sont de nationalité afghane et le gérant de la supérette était visé, mais son état ne lui a pas permis d’être entendu. Les quatre autres blessés ne parlent pas français.

« Tensions palpables »

Selon la même source, le quartier de Borny est « toujours un peu chaud » et « souvent le théâtre de règlements de compte ». « La supérette fait l’objet de convoitises vu son emplacement, elle est située à un endroit très fréquenté, elle est bien placée, que ce soit pour le commerce légal ou illégal », a expliqué cette source policière. « Des bagarres reviennent régulièrement pour contrôler la rue ou le quartier. »

Ludovic Mendes, député Renaissance dans la circonscription, estime qu’il s’agit « d’un dramatique fait divers qui a l’air d’opposer des personnes issues de la même communauté sous forme de règlement de compte ». « Je comprends l’émoi que cela peut créer mais laissons la justice faire son travail. » Marie-Claude Voinçon, candidate du Rassemblement national pour la 2e circonscription de la Moselle et conseillère municipale de Metz, a condamné cette agression dans un communiqué publié sur le réseau social X, estimant que « cet énième fait divers illustre un nouvelle fois l’état de violence dans lequel se trouve Metz ».

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Marie, infirmière dont le cabinet est installé à proximité, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, a évoqué des tensions dans le quartier. « Il y a de l’insécurité, il y a du trafic de drogue, c’est connu, on n’est pas du tout en sécurité. Il y a quelques mois un jeune de 17 ans s’était fait tirer dessus juste à côté, boulevard d’Alsace, la rue parallèle. Il y a des tensions palpables entre clans », a-t-elle déclaré.

Trafics de drogue

« Ce qui s’est passé ce matin, selon les dires d’un voisin, c’est par rapport à la supérette, un clan veut la récupérer », a-t-elle ajouté. « J’ai vu des blessés, des gens qui se tapaient, et quelqu’un courir avec une hache après une voiture. C’était des jeunes. Après, les policiers et les pompiers sont arrivés, mais je n’en sais pas plus. Ce sont sans doute des règlements de compte. Il y a des trafics de drogue ici, même si dans la journée, on ne voit pas grand-chose », a décrit une orthophoniste qui exerce à proximité et a souhaité garder l’anonymat.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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