Affaire Joël Guerriau : la maire de Nantes échappe à un procès en diffamation et contre-attaque

, Affaire Joël Guerriau : la maire de Nantes échappe à un procès en diffamation et contre-attaque

Johanna Rolland avait déclaré en conseil municipal que le sénateur, accusé d’avoir drogué à son insu la députée Sandrine Josso, était «soupçonné d’avoir violé une femme». En raison d’un retard, la procédure qui planait sur l’élue socialiste a finalement été jugée irrecevable.

Le procès en diffamation opposant la maire de Nantes au sénateur de Loire-Atlantique n’aura pas lieu. Selon les informations du quotidien régional Ouest France, l’avocat de l’élu ligérien Joël Guerriau a fait parvenir avec un jour de retard la citation directe visant l’édile socialiste Johanna Rolland, faisant s’écrouler la procédure en justice ainsi que l’audience, jugée au bout du compte irrecevable, qui avait été fixée au 17 mars, au tribunal judiciaire de Paris.

Le sénateur, accusé depuis novembre 2023 d’avoir drogué à son insu la députée Sandrine Josso en vue de l’agresser sexuellement, avait été mentionné le 6 décembre 2024, lors d’une réunion du conseil municipal de la ville de Nantes. Deux mois après l’arrestation du député insoumis nantais Andy Kerbrat, en flagrant délit d’achat de stupéfiant, l’opposition s’étonnait à ce sujet du manque de réaction de Johanna Rolland, elle qui avait été si prompte à condamner Joël Guerriau l’année précédente. La maire de Nantes s’était alors insurgée de la mise en équivalence des deux affaires, alors que l’une concerne «une personne malade et fragile» côté Andy Kerbrat, et l’autre, Joël Guerriau, «quelqu’un qui est aujourd’hui soupçonné d’avoir violé une femme sous contrainte chimique».

«C’est certes son droit, mais c’est néanmoins indigne»

Or, le sénateur de Loire-Atlantique n’est techniquement pas poursuivi pour viol mais pour «administration à une personne, à son insu, d’une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes pour commettre un viol ou une agression sexuelle». L’élu a été, à ce titre, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Également suspendu par son groupe parlementaire comme par son parti, Horizons, Joël Guerriau s’est mis en retrait, en septembre dernier, de ses fonctions au Sénat, tout en refusant de démissionner en vertu de sa présomption d’innocence. À ce même titre, l’élu n’aurait guère apprécié le mot de Johanna Rolland, l’incitant à poursuivre la maire de Nantes en diffamation, par voie de citation directe.

Ces états d’âme rapportés par la presse locale ont fait bouillir l’édile. «La décence la plus élémentaire conduirait n’importe qui au silence», a fait savoir Johanna Rolland, le 25 mars, dans une réaction que Le Figaro a pu se faire transmettre. Qualifiant Joël Guerriau d’individu qui «semble continuer à être animé de son syndrome de toute puissance, en particulier à l’égard des femmes», la maire de Nantes descend en règle la tentative avortée de procès en diffamation intenté par le sénateur de Loire-Atlantique. «Après l’infamie des faits qui lui sont reprochés, il ajoute l’indignité d’engager une telle procédure. C’est certes son droit, mais c’est néanmoins indigne. Indigne à l’égard de toutes les femmes. Indigne au vu de sa qualité d’élu de la République».

Dans la soirée du 14 au 15 novembre 2023, Sandrine Josso avait été prise de malaises après avoir bu une coupe de champagne au domicile parisien de Joël Guerriau. La députée était parvenue à prendre congé de l’élu avec qui elle entretenait une amitié depuis une dizaine d’années. Des prélèvements ont permis de déceler par la suite la présence de stupéfiants dans l’organisme de Sandrine Josso, ainsi qu’au domicile du sénateur. L’intéressé a reconnu aux enquêteurs avoir acquis un euphorisant, mais qu’il destinait à sa consommation personnelle. L’instruction du dossier se poursuit. L’avocat de Joël Guerriau, Maître Henri Carpentier, n’a pas répondu aux sollicitations du Figaro.

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